Juraparc II renaît de ses cendres

L’équipement structurant à dimension départementale, voire régionale (5.000 personnes), a été inauguré le 7 septembre. L’occasion de revenir sur sa reconstruction et son utilité…

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Une belle brochette d'élus ou de représentants de l'état ont inauguré Juraparc sous son imposante charpente en bois du Jura.

« Un équipement d’envergure, qui conforte Lons-Le-Saunier en tant que ville capitale », « Un magnifique Juraparc qui renaît d’une très belle façon », « Un équipement qui permet à Lons et au Jura de respirer » : c’est par un panégyrique appuyé que les nombreux élus de tous bords ont porté sur les fonts baptismaux Juraparc II, lors de son inauguration officielle le 7 septembre. Et un outil unique de « cohésion sociale et d’attractivité » qui a beaucoup manqué comme l’a souligné Jacques Pélissard, maire de Lons-Le-Saunier. L’incendie criminel, qui avait ravagé ce bâtiment emblématique le 12 mai 2015 appartient désormais au passé, et Juraparc II tel le Phénix s’est relevé de ses cendres, encore plus fort, encore plus grand. 5963 m2 (soit 400 m2 de plus que Juraparc I) a précisé Jacques Pélissard, qui a également vanté sa modularité permettant d’occuper ses 5 espaces conjointement ou séparément. « Une particularité qui lui permettra d’accueillir en septembre 2020 le concours et le congrès des Meilleurs Ouvriers de France (MOF) », mais aussi de répondre à de multiples demandes culturelles, sportives, économiques, etc.

Des moments exceptionnels, comme les concerts de Bruel

Il faudra donc anticiper pour profiter de cet espace tout neuf, car Juraparc I était « déjà occupé 208 jours par an, dont 84 par les associations » a précisé le premier édile lédonien. Seul équipement de ce type à 45 minutes de voiture alentour, Juraparc II est dimensionné pour  répondre à « une zone de chalandise de 140 000 habitants ». Jacques Pélissard a également insisté sur ses performances énergétiques (29% meilleures que Juraparc I), un bilan gaz à effet de serre divisé par trois, et un chauffage assuré par la combustion des déchets du Sydom. Cerise sur le gâteau, le nouveau Juraparc fait la fierté du Jura par sa charpente : « du bois jurassien, coupé et transformé dans le massif jurassien, assemblé et posé par des entreprises jurassiennes ». « De la belle ouvrage » comme l’a souligné Jacques Pélissard qui n’effacera pas l’âme de Juraparc, invoquée par Danielle Brulebois, députée du Jura : « chaque jurassien y a des souvenirs, y a vécu des moments exceptionnels ». Et chacun de repenser par exemple aux concerts de Jean-Jacques Goldmann, Patrick Bruel, ou plus récemment des « Chorales du Jura » qui n’attendent désormais que de dignes successeurs…

Juraparc II, temple des superlatifs

Près de 6.000 m2, 2.500 places assises (dont 1.000 en gradins), 5.000 personnes debout, 200 stands, 140.000 habitants desservis, 10 millions € investis.