Il y a 130 ans dans le Jura… querelle entre journaux locaux

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Semaine du 02 au 08 mars

Le 03 février, nous vous rapportions les condamnations qu’avait notamment reçues le rédacteur en chef du Courrier du Jura suite à des attaques proférées à l’encontre de Georges Trouillot (1851-1916). À l’issue de la procédure judiciaire, le rédacteur en chef du Courrier du Jura fut condamné, le 05 février 1890, à huit jours de prison, à 500 francs d’amende et à 1 000 francs de dommages-intérêts !

Un mois plus tard, le 06 mars 1890, Le Petit Comtois expliquait que le rédacteur en chef du journal venait – sans encombre – « de subir la peine de huit jours de prison prononcée contre lui par la cour d’appel de Besançon ».

Ainsi, le condamné précisa qu’il se constitua librement prisonnier. Ne supportant pas tant d’arrogance, le chroniqueur du Petit Comtois lui rétorqua ; « Mais non, mais non, mon pauvre vieux, vous n’avez rien choisi du tout. Vous avez librement attendu le dernier jour du délai qui vous était accordé pour vous constituer prisonnier », avant de poursuivre, « il faut vous soigner, mon cher monsieur, le symptôme est grave ».

Quelques jours après sa libération, le rédacteur en chef reçut, le 08 mars 1890, un commandement par huissier pour défaut de paiement, dans les délais, des dommages-intérêts dus à Georges Trouillot, alors député du Jura dans la circonscription de Lons-le-Saunier.

Une histoire prouvant les conflits existants entre les rédactions, dans un siècle foisonnant de divergences idéologiques ou politiques particulièrement marquées… 

Le Petit Comtois, n°2401, 06 mars 1890, p. 2. & Le Petit Comtois, n°2407, 12 mars 1890, p. 3.