Jules Ferry : une classe en moins

Malgré une démographie haussière, la décision de fermeture est tombée car il manquerait quelques élèves à la rentrée. Idem pour le collège des Louataux où 3 classes seront en principe supprimées.

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De nouveaux logements devraient remplir l’école et ses classes.

27,5 : c’est le chiffre fatidique pour maintenir une classe. Et c’est selon Pascal Grenier, adjoint chargé des affaires scolaires  de Champagnole le seuil mathématique sur lequel s’est s’échoué (à 7 ou 8 élèves près) la 5e classe du groupe scolaire Jules-Ferry. Celui-ci  comporte en effet 5 classes (du CP au CM2), mais les projections  font état de quelques écoliers en moins à la rentrée de septembre. La nouvelle carte scolaire débattue le 8 février prévoit sa suppression. Face à cette état de fait « scandaleux », la mobilisation avait pourtant été à la hauteur : manifestation des parents d’élèves réunis le 28 janvier devant l’école, nouvelle manifestation avec le renfort de plusieurs dizaines de gilets jaunes le 1er février, journée école morte le 14 février, etc. Pour les parents d’élèves, cette suppression pourrait conduire à une classe à plusieurs niveaux ou des classes plus chargées, et serait un mauvais signal pour l’avenir du groupe scolaire. La décision leur semble d’autant plus injustifiée, que des inscriptions interviennent souvent en cours d’année, et que la tendance démographique  du secteur sera haussière. Sur le stade de la Champagnolaise, 13 pavillons doivent sortir de terre (la première pierre a d’ailleurs été posée en novembre 2018), ainsi qu’un immeuble collectif de 14 logements (soit une soixantaine de personnes en tout)… sans compter le lotissement En Valière à proximité rappelle Pascal Grenier, adjoint aux affaires scolaires de Champagnole. De quoi donner un futur coup de fouet à Jules Ferry…

La sectorisation comme joker ?

La municipalité, solidaire des parents d’élèves, avait pourtant avancé de multiples arguments à l’inspecteur d’académie : outre les travaux de rénovation lancés dans les écoles, l’accueil périscolaire se fait « à la carte » de 6h45 à 18h30 tous les jours scolaires. Un accueil très souple et réactif qui se double du « plan mercredi » mis en place par Champa’loisirs et qui permet au final d’assurer 5 jours de prise en charge par semaine. Insistant sur la qualité du périscolaire et de l’enseignement public, Pascal Grenier ajoute : « Ce serait dramatique de perdre l’enseignant supplémentaire qui fait un gros travail auprès des élèves en difficulté », car Jules Ferry bénéficie –avec des résultats palpables- du dispositif « Un enseignant de plus ». La ville envisagerait désormais selon son adjoint de modifier légèrement la sectorisation des quartiers, de façon à ramener quelques élèves de plus à Jules Ferry (sans nuire aux autres écoles). A affaire à suivre donc…

3 classes en moins aux Louataux

Même indignation au collège des Louataux  puisque 3 classes sont en principe supprimées, ce qui selon les enseignants porteraient les effectifs par classe à une moyenne de 29. Les professeurs en grève ont manifesté le 8 février à Lons devant l’inspection d’académie, tandis que le collège accueillant près de 510 élèves était quasiment désert.