Arbre de Pâques fait maison
Le Lamala

Les cloches

C’est ce qui semble le plus évident : les cloches sont réduites au silence pour des questions religieuses dès le jeudi saint, car le vendredi saint est le moment où l’on vide la Cène du Christ. Pour expliquer cette absence de sonnerie on disait aux enfants que les cloches étaient parties pour Rome avant de revenir une fois bénies par le Pape, carillonner de nouveau, chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les balcons.

Les œufs

L’œuf de Pâques est une tradition d’abord païenne puis chrétienne qui consistait à décorer un œuf au printemps, traditionnellement, il s’agissait d’un œuf de poule cuit dur et coloré. En Afrique australe, on a retrouvé des œufs d’autruche décorés datant de plus de 60 000 ans ! Le judaïsme le voit aussi comme un symbole, par exemple l’œuf dur fait partie du repas de deuil depuis des milliers d’années.
L’œuf symbolise le mystère de la vie : il y a maintenant plus de 5 000 ans, les Perses et les Égyptiens pensaient que l’offrir portait bonheur, ils peignaient l’œuf en fêtant l’éclosion de la vie, ici encore au printemps. Les Romains en cassent le jour du printemps pour purifier l’atmosphère, les druides teignaient quant à eux des œufs de poule en rouge pour rendre honneur au Soleil.
Ces traditions se développent dans le monde et s’affirment : au Moyen-Age, on bénit et on distribue des œufs peints aux fidèles, puis on l’assimile à Pâques vers le XIIe siècle, enfin, au XIXe on commence à fabriquer des gourmandises et l’industrie prend alors le relais.

Le lapin ou la poule ?

La poule pond l’œuf, ici c’est entendu ; mais la tradition germanique lui a souvent préféré le lièvre ou le lapin, cette tradition s’est adaptée en France.
Ces deux animaux représentent la déesse Ostara (déesse païenne de la fertilité). L’Ostara était une fête païenne célébrée au moment de l’équinoxe de printemps par les membres de la Wicca (ancienne religion païenne), mais aussi plus généralement du paganisme. Il symbolise le renouveau de la vie et de la terre, après un hiver froid et dur, et le retour de la déesse sous son visage de jeune fille et d’amante. Son équivalent anglo-saxon est Eostre. Il a donné son nom à Pâques dans les contrées du Nord (Ostern en Allemand, Easter en anglais). Les lapins et les lièvres avec quatre à huit portées par an sont donc le symbole de la fertilité, de l’abondance et du renouveau : ce sont eux qui cachent les œufs dans le jardin…

L’arbre de Pâques

Plus courant dans les pays du Nord (Allemagne, Benelux ou encore Danemark), on le trouve également chez nos voisins alsaciens. Pâques est dans ces contées un véritable hymne à la joie, celle du renouveau ! L’arbre, composé de sarments ou de rameaux et d’une hauteur d’un mètre maximum, est généralement placé à l’intérieur de la maison, mais aussi dans les vitrines et partout où il peut se voir. Il est paré d’œufs de Pâques ; autrefois, ces œufs étaient souvent emplis de cadeaux cachés dans leur emballage.
C’est sur cette idée qu’un célèbre confiseur allemand a rendu célèbre les œufs / cadeaux !

Le Lamala

Ici encore, c’est en Alsace et jusqu’au nord de la Franche-Comté que l’on confectionne cette jolie pâtisserie de Pâques depuis le VIème siècle. Le Lamala est une génoise en forme d’agneau pascal et l’offrir et le déguster le matin de Pâques est donc une tradition ancestrale. Confectionné dans un moule en terre cuite ou en métal, chaque famille le confectionne à sa façon et on le trouve en vente dans toute pâtisserie qui se respecte ; en Franche-Comté, quelques pâtissiers commencent à le proposer à leur clientèle.
Joyeuses Pâques !