L’invité de la semaine : Jean-Paul Sornay

Il préside Peuples Solidaires Jura depuis sa création il y a dix ans. Un anniversaire que ses membres viennent de fêter avec leurs partenaires et le public, alors que beaucoup d’autres actions sont prévues cette fin d’année. Détails.

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Jean-Paul Sornay, quel est l’objet de votre association Peuples Solidaires Jura ?
Il est multiple mais consiste principalement à favoriser le développement solidaire des peuples, lutter contre le mal développement, participer à l’éducation populaire, soutenir les luttes pour les droits fondamentaux de l’homme et créer des liens de solidarité avec des partenaires du sud.

Sur quelle prochaine action travaillez-vous ?
Le festival Alimenterre, qui aura lieu du 15 octobre au 30 novembre. Nous sommes chargés de sa coordination dans le département et notre association propose sept séances pour le moment, cinq pour les scolaires et deux pour le public. Vous pouvez retrouver les différentes séances sur www.alimenterre.org

Vous participez encore au festival des solidarités ?
Bien sûr. Il aura lieu du 12 au 28 novembre et l’objectif est de développer la solidarité locale et internationale. Nous coordonnons trois collectifs : Lons animé par Info jeunesse, le Haut-Jura que nous animons, Dole animé par la Plateforme des associations de solidarités internationales. Le thème est Parlons éducation pour l’avenir de l’humanité. Pour plus d’informations, www.festivaldessolidarites.org

Parlez-nous des Tandems solidaires. Où en est cette démarche ?
Chaque année, nous animons des Tandems solidaires avec des écoles, collèges et lycées du département et nous appuyons l’éducation à l’interculturalité en organisant une correspondance entre des établissements scolaires français et burkinabés. Cette action reprend avec le collège de Clairvaux-les-Lacs, l’école primaire de Doucier, potentiellement celle de Pont-de-Poitte et le collège de Moirans-en-Montagne.

Vous menez aussi des travaux au Burkina Faso. Où en êtes-vous ?
Nous avons testé la réhabilitation d’un forage en 2019 à Kogosablogo. Notre idée est de remettre un forage en état, que la population se l’approprie et qu’elle cotise pour sa maintenance. Cet automne, nous réhabiliterons quatre forages (avec constructions de latrines) à soixante kilomètres de là, à Boala, avec le soutien de l’Agence de l’eau, la Région, Ecla, la Ville de Lons et le Département.

Votre association est également connue pour accueillir des services civiques.
Nous attendons deux volontaires services civiques du Burkina Faso. Ils devraient être là depuis trois semaines. Ils doivent participer aux projections alimentaires, ils pourront témoigner à cette occasion. Ils doivent participer aussi au festival des solidarités. Nous souhaitons également qu’ils soient accueillis en stage chez des maraîchers bio et dans des services eau et assainissement de collectivités.

Qu’en est-il de votre mobilisation pour les droits des femmes ?
C’est un dossier porté par notre vice-présidente, Francine Borcard. Notre association travaille contre les violences sexistes et sexuelles. A ce titre, nous proposons par exemple de signer une pétition contre ces violences au travail que notre association envoie à la secrétaire d’Etat, Olivia Grégoire, car quatre ans après l’adoption de la loi française sur le devoir de vigilance des multinationales, les entreprises ne semblent pas avoir pris la mesure de leurs responsabilités.

Vous retrouvera-t-on encore au Marché de Noël ?
Oui, nous participerons les 27 et 28 novembre, au Puits-Salé à Lons-le-Saunier, à cette manifestation conviviale où nous vous attendons nombreux.