L’invité de la semaine : Jean-Charles Arnaud

Juraflore ramène cette année encore plusieurs médailles d’or en comté, mais pas seulement… Rencontre avec le PDG de l’entreprise, qui ne cesse d’investir pour améliorer la qualité de ses produits.

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Pour le patron, ces médailles sont la célébration du travail bien fait.

Quelles médailles ramenez-vous du salon de l’agriculture ?
Trois médailles d’or en comté, une en gruyère (c’est une fromagerie qui a eu aussi une médaille d’or en comté), cinq médailles d’argent, une en bronze. Une médaille d’argent en Mont d’or. L’an dernier, nous avions reçu une médaille d’or, mais nous avons refait toute l’installation de Longevilles-Mont-d’Or avant la saison, donc nous sommes ravis de ce résultat, résultat du travail d’équipes impliquées.

Justement, comment vivez-vous ces résultats ?
Naturellement, nous nous en félicitons. Avant tout pour ceux qui ont contribué à décrocher ces médailles : les producteurs de lait et leurs épouses, les fromagers/fromagères, et toutes celles et tous ceux qui travaillent en caves. C’est la célébration du travail bien fait. On fera un repas pour célébrer ça, c’est la culture de notre entreprise.

Vous accumulez les bons résultats…
Oui. C’est la neuvième année consécutive où Juraflore est au palmarès en médaille d’or en comté. L’an dernier, 52 meules ont été présentées en compétition, cette année 56. C’est énorme ! Quand il y a une dizaine de fromages présentés, c’est déjà bien, mais là, cela fait un magnifique concours.

Quel bilan tirez-vous de ce salon ?
C’est un salon majeur car il est strictement professionnel (NDLR le salon du fromage et des produits laitiers, organisé tous les deux ans au salon de l’agriculture). Ici, ce ne sont que des spécialistes qui viennent du monde entier. C’est le meilleur salon au monde du fromage. Le bilan est très positif. Nous avons fait de très très bons contacts, en France ou à l’export, de belles rencontres et des rencontres constructives.

Sur l’export, pouvez-vous être plus précis ?
Nous avons rencontré des acheteurs de tous les continents. J’ai été le premier à partir à l’export dans les années 80. Cela a été un travail de fourmi à l’époque, mais aujourd’hui, le réseau est devenu important.

Quels chiffres pouvez-vous mettre en avant ?
Juraflore, c’est trente fruitières sur le massif jurassien et une des dernières entreprises 100 % jurassiennes et 100 % familiales.

Pourquoi une telle discrétion ?
Nous sommes soumis en permanence à des tentatives de copies. Aujourd’hui, il se fait des milliers de tonnes de copies de comtés. Ce qu’il est important de dire : amener le fromage à son meilleur niveau de qualité et révéler ses saveurs, c’est notre métier. On continue à investir lourdement dans l’amélioration permanente de la qualité.

Propos recueillis par Céline Trossat