Inédit : les élections municipales annulées ?

L’hypothèse d’un second tour s’éloigne au fur et à mesure que le confinement resserre son étau. Un cas inédit dans l’histoire politique de la France qui ouvre la voie à toutes les hypothèses. Eclairage d’un juriste.

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Inédit. Jamais le pays n’avait connu une situation aussi inconcevable, stupéfiante : un premier tour marqué par une abstention massive, et un second tour placé sous le signe d’un confinement quasi-total de la France. Selon Emmanuel Macron, ce second tour sera reporté au 21 juin, une date butoir du fait des vacances scolaires à suivre et devant être confirmée par le comité scientifique. Avec le maintien des résultats sortis des urnes le 15 mars. Un ‘gel’ cautionné et précisé par Joël Mekhantar, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Dijon. Selon ce dernier, le code électoral peut éclairer ce chaos en son article 56 : « En cas de deuxième tour de scrutin, il y est procédé le dimanche suivant le premier tour ». « En cas de » insiste-t-il. Ce qui signifie pour lui que les candidats élus dès le 1e tour le resteront, pour des motifs autant juridiques que citoyens : « Les électeurs qui ont accompli leur devoir le 15 mars, je leur dit chapeau bas » confie le juriste, qui a par ailleurs tenu un bureau de vote dans sa ville de Dijon.