Ils souhaitent davantage de revalorisation

Une partie des agents de la communauté hospitalière Jura sud aspire à une rémunération plus juste.

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"Pas de préparateurs, pas de chimio" pouvait-on lire parmi les doléances des hospitaliers.

Préparateurs en pharmacie, techniciens de laboratoire, diététiciennes, personnel administratif, logistique ou technique : une partie du personnel hospitalier était en grève pour obtenir davantage de reconnaissance. Selon Céline Claude, déléguée CGT de l’établissement lédonien, “cela fait 20 ans qu’on demande que nos diplômes soient pris en compte”. Reconnus pour l’instant à bac +2, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres se nomme Ségur de la Santé. Tous ont déjà bénéficié d’une revalorisation de 183 € net, mais seront exclus d’une seconde revalorisation de la grille indiciaire au 1e octobre. “Au niveau national, la moitié des agents hospitaliers en seront exclus, ce qui peut représenter 700 à 800 agents ici à Lons” a précisé Céline Claude. De l’ordre de 20 à 80 € par mois, cette bonification permettrait de rendre selon eux la fonction publique hospitalière plus attractive. Selon une technicienne de laboratoire, il n’est pas facile de recruter lorsqu’on connaît les contraintes du métier : “Le laboratoire reste ouvert 7 jours sur 7 et 24h sur 24, ce qui inclut des gardes parfois le week-end ou la nuit. Avec de plus en plus de contrôles qualité et de contraintes”.
Les préparateurs en pharmacie eux aussi n’ont pas le droit à l’erreur : “On ne peut pas se tromper d’un millilitre en préparant une chimiothérapie, ou pour préparer les 480 piluliers destinés aux EHPAD”. Ceci pour 1.600 € net en début de carrière, avec le récent bonus de 183€ inclus…Au final, la CGT revendique  “300 € pour tous les grades” et un passage en catégorie A pour certains personnels.