Ils s’engagent pour le service “mobilité seniors”

Pour redonner aux seniors privés de mobilité une certaine liberté de déplacement, des bénévoles les aideront en les transportant dans leur véhicule.

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Le test aura d'abord lieu dans les communes en blanc, afin d'être étendu le cas échéant à toute la comcom'.

Comme l’avait annoncé Clément Pernot, président de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura (CNJ), le nouveau service « mobilité seniors » s’organise peu à peu. Afin d’apporter aux seniors (plus de 60 ans) une liberté supplémentaire dans le mouvement, une vingtaine de bénévoles se sont déjà manifestés pour les véhiculer en fonction de leurs demandes. Parmi eux, Jocelyne Gavignet, aide soignante à Valempouillères : « Le concept me tente, car à Valempouillères comme dans les villages alentours, je connais des personnes âgées qui ne peuvent plus se déplacer mais qui aimeraient bien aller faire leurs courses, rendre visite à un ami, se rendre au cimetière, etc. ». Pour eux, c’est le système D qui prédomine, avec l’obligation de demander à la famille ou au voisinage…quand cela est possible. Derrière un kaléidoscope de situations, le même enjeu : celui du maintien à domicile en milieu rural, d’autant plus crucial que nombre de seniors ne disposent que d’une petite retraite agricole et que les foyers logements ou EHPAD s’avèrent pour eux hors de prix.

Jocelyne Gavignet, de Valempouillères, se dit prête à transporter des seniors à la demande.

Un appel aux bénévoles dans chaque village

Au-delà de l’aide matérielle fournie (convoyer la personne d’un point A à un point B), « c’est la partie humaine, le lien social qui m’intéresse » confie Jocelyne Gavignet. Christine Duriaux, 2e adjointe au maire de MOntrond se dit aussi prête à essayer : « Je ne me représenterai pas aux élections de 2020, j’aurai donc plus de temps pour rendre service à des personnes qui en ont besoin ». A condition de pouvoir être prévenu la veille du transport souhaité, et de pouvoir refuser en cas d’indisponibilité, des conditions garanties par les élus à l’initiative du projet. Autre condition sinae qua non pour que le projet soit concluant : recruter davantage de bénévoles pour couvrir la zone test. Selon Philippe Baldassari, en charge du projet à CNJ, les manques les plus importants se situent actuellement au nord de la comcom. Si le projet vous intéresse et si vous résidez à Supt, Chapois , Le Larderet, le Latet, Le Moutoux, Saint Germain (entre autres), rejoignez nous lancent Claude Parent, vice-président de la CNJ, Philippe Baldassari, chargé de mission et David Dussouillez, président de l’association « CNJ seniors » créée pour l’occasion.

En pratique

Les bénéficiaires appelleront (deux jours avant) la plateforme téléphonique située à Champagnole, qui fera du cas par cas pour mettre des moyens face aux demandes de transport. Moyennant une somme modique (3 € comprenant l’aller et le retour, majoré de 3h si le temps d’attente sur place dépasse 1h30), ils seront conduits par un chauffeur bénévole (défrayé à hauteur de 0,30 €/km) vers une destination de leur choix (inclue dans le périmètre de CNJ). Au départ, seuls les seniors de la zone test pour en bénéficier, avec l’objectif de le généraliser en 2020 à toute la comcom si l’essai (prévu jusqu’en décembre) est concluant.