Ils ont mis un peu d’eau dans leur vin !

Le vrai prix de l’eau…

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L'amicale des loueurs de meublés a obtenu qu'elle soit écoutée!
De nombreuses questions à poser lors de cette réunion du Syndicat des eaux de la Station!

 

L’amicale des loueurs de meublés a obtenu qu’elle soit écoutée!

La polémique enflait depuis le début d’année sur la Station des Rousses, pour les loueurs de meublés suite à la réception de leur première facture d’eau, de la société de distribution SUEZ et du Syndicat des Eaux du Plateau des Rousses. Ils ont fait l’objet d’une nouvelle facturation des abonnements en fonction «des UNITES de LOGEMENT, étant entendu que tout logement loué de façon non professionnelle à des touristes, si petit soit-il serait compté pour une UNITE de LOGEMENT, et ainsi taxé d’un abonnement par soucis d’équité…», ce qui augmente la facture considérablement.
Mardi dernier, la réunion programmée du syndicat était perturbée par une trentaine d’adhérents de l’Amicale des loueurs de meublés en sommeil jusqu’alors, pour en discuter. Le syndicat par l’intermédiaire de son président Jean-Sébastien Lacroix, qui jusqu’à lors était assez hermétique au dialogue, a bien été obligé de mettre un peu d’eau (de Suez) dans son vin, avec comme objectif de désamorcer le conflit naissant.

L’eau n’a pas de prix mais elle a un coût…

Au début de la réunion le président Lacroix a présenté de façon didactique et vulgarisée, le fonctionnement du syndicat, entre les parts fixes et parts variables payées par chaque contribuable. La part fixe correspond à l’abonnement, qui couvre une partie des charges de services mis à disposition par le syndicat et le distributeur Suez. L’autre partie de la facture, ou part variable, dépend directement de la consommation individuelle. Les gens de l’amicale ont aussi soulevé certains problèmes, celui des tarifs dégressifs, qui diminuent le prix du m3, si vous consommez plus…
“Ce qui peut paraître paradoxal en privilégiant les dispendieux”.
Roland Catimel directeur de l’Agence Saône et Loire et Jura de Suez rappelle qu’au sens de la loi «les unités de logement sont des logements présentant une dépendance sanitaire». L’idéal ne serait-il pas alors d’individualiser avec des compteurs par unité de logement? Autre problème soulevé, celui du prix pour les résidents normaux, qui ont considérablement augmentés depuis les dernières années, et les logements touristiques, qui sont toujours du même ordre depuis des années. Finalement de nombreuses questions ont été soulevées et bien d’autres encore sont en suspens.
Somme toute il est à constater qu’un peu plus de clarté et de transparence améliorerait ce dossier de l’eau, qui pour l’instant n’est pas décanté…
A suivre, car la porte du Syndicat est entrouverte dorénavant.