Il y a 130 ans dans le Jura… un suicide dans un train

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Semaine du 12 au 18 juillet

Le 18 juillet 1891, un article fut publié dans Le Petit Comtois faisant état d’un acte de désespoir relativement rare. Bien que les suicides soient monnaie courante à la fin du XIXe siècle, celui-ci demeure assez atypique.

Pour preuve, à l’arrivée d’un train à Dole, « des hommes de service ont trouvé un individu inanimé, dans un compartiment de 2e classe ». Nommé Jules Bugnard, employé à la préfecture du Rhône, cet homme avait à ses côtés un revolver, « avec lequel ce désespéré s’était donné la mort en se tirant une balle dans la région du cœur ».

Des lettres d’amour furent notamment découvertes sur son corps. Il fut alors conclu qu’il se serait donné la mort par désespoir d’amour. D’après l’ouvrage Le Suicide d’Émile Durkheim (1858-1917), publié en 1897, les suicides par désespoirs amoureux étaient peu fréquents à la fin du XIXe siècle.

La triste nouvelle parvint à sa famille par un télégramme et le corps du défunt fut transporté à la morgue par un commissaire de police.

 

Le Petit Comtois, 18 juillet 1891, numéro 2898, p. 3.