Il y a 130 ans dans le Jura… un curé peu chrétien

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Semaine du 16 au 22 décembre

Nozeroy. – Le 18 décembre 1889, un prêtre de vingt-huit ans « de passage à Grenoble demandait l’hospitalité au séminaire. Après avoir assisté aux offices, il se retira ». Toutefois, après avoir quitté les lieux, il fut observé la disparition de deux calices. Soixante-dix francs furent également volés dans deux chambres.

Suite à une plainte, la police rechercha ledit prêtre, soupçonné d’être l’auteur de ce préjudice. Elle le trouva à la gare. Le voleur ne tarda pas à avouer. L’homme était alors l’abbé Suchet, curé de Nozeroy. Les calices estimés à une valeur totale de soixante-dix francs avaient déjà été envoyés à la gare de Rives là où l’argent avait été dépensé… « avec des filles de mauvaise vie ».

Déjà en juillet 1889, cet abbé avait été l’objet d’une instruction pour vol par le parquet de Dole. Le 3 janvier 1890, le voleur fut condamné par le tribunal de Grenoble à un an de prison. Il fut également poursuivi par le parquet de Dole.

Le Petit Comtois, n°2324, 19 décembre 1889, p. 3. & Le Petit Comtois, n°2328, 23 décembre 1889, p. 4.