Il y a 130 ans dans le Jura… le général Tcheng-Ki-Tong disgracié

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Semaine du 19 au 25 avril

Le 25 avril 1891, des nouvelles du général Tcheng-Ki-Tong furent données dans Le Petit Comtois. Et celles-ci n’étaient pas bonnes, puisque celui-ci fut disgracié.

en 1851 à Houguan (appelé maintenant Fuzhou), Tcheng-Ki-Tong fut notamment, dans les années 1880, nommé attaché militaire de l’ambassade de l’empire de Chine. Il se fit également connaître par l’écriture, tout en devenant une véritable figure mondaine à Paris.

En 1890, Tcheng-Ki-Tong, général de brigade de l’armée chinoise et premier secrétaire de la légation de Chine à Paris, se maria avec Marie Adèle Lardanchet, née le 25 février 1848 à Desnes (vers Bletterans).

Cette disgrâce viendrait « de dépenses excessives faites par l’attaché militaire de Chine à Paris, qui aurait beaucoup cultivé la haute vie et recouru aux usuriers pour ses besoins de luxe ». La luxure parisienne eut donc raison de sa carrière en France.

Tcheng-Ki-Tong quitta alors l’hexagone, mais comme le précise l’article, il n’aurait pas rejoint directement la Chine, puisque dans ce pays, « on serait disposé, paraît-il, à lui trancher la tête ». Depuis Suez, « L’attaché militaire de la légation de Chine à Paris, marié, on le sait, dans le Jura » écrivit d’un paquebot « en partance pour l’Inde-Chine » pour se défendre des accusations portées contre lui, notamment dans le Figaro.

Il décéda en 1907, comme indiqué dans un article publié le 29 mars 2021, après avoir occupé la fonction de ministre des Affaires étrangères de la brève république de Taïwan en 1895.

Le Petit Comtois, 25 avril 1891, n°2815, p. 3. & Le Petit Comtois, 28 avril 1891, n°2818, p. 3.