Il y a 130 ans dans le Jura… la ruse d’un concierge

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Semaine du 5 au 11 juillet

Le 6 juillet 1891, un article rapportant une histoire assez cocasse, parsemée de fainéantise, fut publié dans Le Petit Comtois.

À la fin du XIXe siècle, à Saint-Claude, la municipalité avait pour habitude de « donner la salle de la mairie aux syndicats désireux de se réunir ». Les membres des syndicats pouvaient alors gratuitement se retrouver pour échanger. La formation des syndicats en France était alors autorisée depuis peu de temps en France, et plus précisément depuis la loi Waldeck-Rousseau datant de 1884.

Mais au début de l’été 1891, « les membres de la chambre syndicale le Travail, ayant voulu tenir une réunion générale, se virent refuser la salle de la mairie. On leur désigna un autre local, où ils furent à l’étroit ». Le président de la chambre syndicale le Travail alla alors s’entretenir avec le maire de Saint-Claude pour mieux appréhender les raisons d’une telle décision. Le premier magistrat de la commune fut alors surpris de ce changement de locaux.

Après quelques recherches, il fut découvert que la réelle cause était liée à un concierge qui, « ennuyé d’avoir à balayer la grande salle de la mairie à la suite des réunions de syndicats, préférait que celles-ci se tinssent à la justice de paix, dont l’entretien ne lui incombait point ».  Comme quoi, déjà à la fin du XIXe siècle, certains pouvaient développer des stratégies pour moins travailler…

 

Le Petit Comtois, 6 juillet 1891, numéro 2886, p. 3.