Il faut sauver le château de Crissey

C'est du moins l'objectif que s'est fixé un étudiant d'une vingtaine d'années. Suite à l'avortement du projet de siège de la ligue Bourgogne-Franche-Comté de football, l'auteur de la pétition lance un ultime appel à la mairie de Dole. Rencontre exclusive avec l'anonyme qui a ré-ouvert la pétition d'avril 2016.

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Aujourd’hui, l’instigateur de la consultation déclare que « nous ne pouvons pas laisser périr cette demeure dont le présent pourrait être tout autre ».

Un destin lié à un parc aquatique

Dimanche dernier, une pétition, visant à alerter quant à l’état déplorable du château de Crissey, édifice juxtaposant l’Aquaparc Isis, a réémergé sur la toile. En effet, en 2016, une équipe de jeunes lycéens s’était déjà offusquée du manque d’entretien de la bâtisse aux ouvertures murées.

Le dimanche 16 juin, une pétition, visant à alerter quant à l’état déplorable du château de Crissey, édifice juxtaposant l’Aquaparc Isis, a réémergé sur la toile.

Aujourd’hui, l’instigateur de la consultation déclare que « nous ne pouvons pas laisser périr cette demeure dont le présent pourrait être tout autre » avant de reconnaître qu’il faut « un projet cohérent avec les installations annexes. L’Aquaparc Isis est lié au château ».

« Rien n’a bougé lors de ces trois dernières années ! On ne peut que constater le manque d’engagement de la municipalité qui laisse périr ce château. Entre projets avortés et absences de perspectives, le château de Crissey est en grand danger ! Plus que jamais, nous relançons cette pétition afin de faire entendre notre désarroi ! » peut-on lire sur la protestation.

Un édifice invendable

Vendue à la commune en 1937 par la comtesse de la Villerabel, cette bâtisse néoclassique du XIXe siècle est en vente par la ville depuis 2008. Au fil des années écoulées, les centaines de milliers d’euros nécessaires à la restauration du lieu en ont découragé plus d’un. Néanmoins, le prometteur projet de siège de la ligue Bourgogne-Franche-Comté de football avait remis du baume dans le cœur des défenseurs de l’édifice. En revanche, il y a quelques mois, la nouvelle est devenue officielle : Dijon a vaincu Dole. L’appel est lancé, la pétition basée sur la plateforme change.org compte actuellement plus de 700 signatures.

Au fil des années écoulées, les centaines de milliers d’euros nécessaires à la restauration du lieu en ont découragé plus d’un.

Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole, répond en expliquant : « il y avait le projet de la ligue de foot qui a duré un an et qui a annihilé les autres projets ».
Le château trouvera peut-être preneur durant l’été, le premier magistrat de la ville ayant prochainement des rendez-vous avec – espérons-le – les futurs acheteurs du lieu.
Affaire à suivre…