Il débarde à cheval le château de la Tour d’Otton

Frédéric Morin, assisté d’Igor, son cheval comtois, a nettoyé les abords du château médiéval sis à Montrond.

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Le débardage animal se fait dans le respect de la forêt. Photo d'illustration.

Frédéric Morin a la passion des chevaux, en particulier des comtois : « je les élève et les débourre aux écuries de Chaux Denis, à Pont d’Héry, principalement pour l’attelage ».
C’est donc via un à côté de son activité principale que l’éleveur a été sollicité par l’association de la tour d’Otton, pour débarder début mars des grumes de bois à proximité du château médiéval restauré par cette dernière.
« Mon rôle était de débusquer ces grumes et les entreposer dans un endroit accessible à un tracteur ».
Bien sûr un cheval ne peut pas rivaliser en termes de rendement avec ces machines de plus en plus grosses capables d’avaler un arbre et de le découper en quelques secondes. Il n’empêche, « la traction animale n’est pas que du folklore » a souligné le passionné.
« Le cheval ne crée pas d’ornière et ne tasse pas le terrain ; quand ce dernier est difficile d’accès le cheval est d’ailleurs seul à pouvoir y accéder » a-t-il précisé.
Selon la grosseur des bois à charrier, un ou deux chevaux peuvent être utilisés : le procédé ne date pas d’hier comme le rappelle l’éleveur. On se souvient en effet que les « rouliers » du Grandvaux ont bâti leur réputation sur le transport de mâts de bateaux depuis le Jura jusqu’à la méditerranée…et tout cela à cheval.
Le bœuf aussi était utilisé rappelle Frédéric Morin, un animal plus puissant mais moins rapide…