Hyundai Ioniq Plugin Hybrid : l’embarras du choix

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Hyundai a pris avec entrain le virage des technologies alternatives aux carburants fossiles. Déjà avec l’IX35 Fuell Cell à hydrogène, le constructeur coréen avait montré qu’il se situait à l’avant-garde de la transition énergétique. La sortie récente du SUV e-Kona 100 % électrique et celle de la compacte Ioniq disponible à la fois en hybride, en électrique et en hybride rechargeable vient confirmer cet engagement. Nous avons pu essayer la version plug-in hybrid de la Ioniq qui vient d’être légèrement mise à jour.

Alors que l’on croyait que la course aux technologies alternatives allait se jouer entre les grands constructeurs premium allemands, le spécialiste de l’électrique Renault et le champion de l’hybridation Toyota, Hyundai a surpris son monde en dégainement, avant l’ensemble de ses concurrents, le premier SUV compact 100 % électrique du marché, l’e-Kona. Le constructeur coréen avait déjà prouvé son attachement à la transition énergétique avec le iX 35 Fuel Cell et sa pile à hydrogène, mais personne ne le voyait frapper un si grand coup sur la table. Pourtant, un signal un peu plus faible aurait pu attirer l’attention des observateurs. En 2016, le fleuron du Pays du matin calme lançait la compacte Ioniq. Sa particularité ? Ne pas trancher entre l’hybride, l’hybride rechargeable et l’électricité et offrir l’embarras du choix, ou le choix du roi, à ses clients en proposant les trois motorisations au catalogue. Dernièrement, la Ioniq hybride rechargeable est repassée entre les mains des ingénieurs coréens afin de prendre suffisamment d’élan pour attendre son renouvellement prévu pour fin 2020.

Le bon compromis

La déclinaison hybride rechargeable de la Ioniq offre le meilleur des deux mondes, parfait compromis entre le 100 % électrique et l’hybridation. L’électricité a des avantages certains, confirmés lors de la confrontation des différentes versions de la berline coréenne. L’agrément de conduite offert par des accélérations électrisantes est incomparable. Hélas, l’autonomie reste limitée : 280 km, c’est loin de l’autonomie du Kona ou de la Renault Zoé. C’est aussi, à près de 36 000 €, très cher.
De l’autre côté, l’hybride est une solution plus abordable qui offre un rayon d’action bien supérieur, au prix d’une consommation d’essence toujours bien présente et d’un dynamisme imparfait. Entre les deux se trouve donc la version Plug-in Hybrid qui tente de proposer le meilleur des deux mondes. Comme sa cousine, cette version embarque un 4 cylindres 1,6 l GDI Kappa à cycle Atkinson et injection directe, développant 105 ch à 5 700 tr/min et 147 Nm à 4 000 tr/min, et associé à une boîte de vitesses double embrayage à six rapports. Mais ni le moteur électrique ni les batteries ne boxent dans la même catégorie. Le bloc électrique développe 60 ch et 170 Nm de couple contre 43,5 ch pour l’hybride. La batterie présente une capacité de 8,9 kWh… contre 1,56 kWh. Le résultat ? Deux dixièmes gagnés au 0 à 100 km/h bouclé en 10,6 s et une consommation drastiquement réduite.
Là où nous avions pu constater un appétit moyen de plus de 6 l sur trajet mixte avec l’hybride, nous n’avons pu dépasser les 4,5 l/100 km avec cet hybride rechargeable dans des conditions peu favorables. Côté comportement, la boîte double embrayage fait merveille et se montre bien plus agréable à vivre que la CVT de la Prius. Entre la proposition de Toyota et celle de Hyundai, le match est d’ailleurs palpitant. Avantage niveau agrément, habitabilité et confort pour la solution coréenne, mais la Japonaise se défend mieux en termes de consommation et d’autonomie. En 100 % électrique, la Ioniq dispose d’un rayon d’action de 63 km. La recharge se fait en 3 h 15 sur secteur (2,7 kW maxi) et en 2 h 45 sur Wallbox avec câble T2 (3,7 kW maxi).
Vendue à 36 100 € avec 1 000 € de bonus à déduire, la Hyundai Ioniq Plug-In n’est disponible qu’en finition haut de gamme Executive. Comme de coutume chez Hyundai, l’équipement est riche avec sept airbags, l’allumage automatique des feux, l’assistance active au maintien de voie, la caméra de recul, le capteur de pluie, la climatisation automatique bi-zone, la connexion Bluetooth, un écran couleur tactile 8″, des feux de croisement et de position à LED, le freinage d’urgence autonome, des jantes alliage 16”, la navigation Europe, le régulateur de vitesse adaptatif, les rétroviseurs extérieurs réglables et rabattables électriquement, la sellerie cuir, le siège conducteur électrique à mémoire, les sièges avant chauffants et ventilés, la surveillance des angles morts, le système d’accès mains libres et le démarrage sans clé, ainsi que le volant chauffant. La version 2019 intègre également un détecteur de fatigue du conducteur.
À l’arrivée, la Hyundai Ioniq permet de faire le choix le plus adapté à ses usages. Une vie essentiellement urbaine et quelques déplacements de moins de 250 km ? Optez pour l’électrique, qui n’est pas si loin en termes de prix (l’entrée de gamme est à 32 000 €, bonus déduit). Une utilisation urbaine mais de nombreux déplacements au long cours, notamment le week-end ? l’hybride rechargeable se justifie. Un budget plus serré ? L’hybride simple (26 000 €) fera parfaitement l’affaire.

Fiche technique Hyundai Ioniq Plug-in hybride :

Moteur : essence 1,6 l GDI
Cylindrée : 1 580 cm3
Puissance maxi : 105 ch
Couple thermique : 147 Nm
Moteur électrique : Synchrone à aimants permanents
Puissance mx : 60 ch
Puissance combinée : 141 ch
0 à 100 km/h : 10,6 s
Vitesse Maxi : 185 km/h
Émissions de CO2 : 26 g/km
Consommation mixte (constructeur) : 1,1 l/100 km
Dimensions : 4,45×1,82×1,45 m
Coffre : 341 l
Poids : 1 570 kg