Un nouvel hôtel de standing au coeur de Lons

Après une longue attente, l’hôtel du Parc bâtit quinze nouvelles chambres trois étoiles dotées de sauna, hammam et jacuzzi.

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Les fondations de l'hôtel sont posées d'ici janvier 2021, pour une livraison à Noël 2021.

Des chambres de standing construites pour réinsérer des personnes ayant souffert d’addictions : le pari est ambitieux, mais l’ADLCA (Association départementale de lutte contre les addictions) suit ses missions et la montée en gamme du marché touristique. Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés fin novembre pour niveler le terrain situé avenue de la Marseillaise, tout près du carrefour de la Libération et de notre agence Hebdo 39. D’après Denis Lamard, chargé des ressources humaines en charge du projet, il s’agira du « seul hôtel de centre ville capable d’accueillir un bus » puisque le projet consiste à ajouter dans cette extension 15 chambres, réparties sur 3 niveaux, aux 19 chambres déjà existantes à 50 mètres de là, avenue Jean-Moulin.
Dix neuf chambres « rénovées depuis l’an dernier » pour accrocher une 3e étoile et offrir un ensemble homogène permettant d’accueillir en plein centre-ville une clientèle plutôt professionnelle en semaine, et plutôt touristique en week-end (en particulier l’été). Et cela marche !

Un serveur en réinsertion embauché dans un restaurant gastronomique

« Nos 19 chambres affichent souvent complet » confie Denis Lamard, en particulier du fait des restrictions liées à la pandémie sanitaire : « Nous pouvons servir des repas chauds en chambre, alors que les clients d’autres hôtels doivent souvent se contenter d’un sandwich ».
Après moult réflexions liées au contexte économique, l’emblématique président-fondateur de l’ADLCA, Pierre Bénichou, a donc décidé d’investir près de 1,8 millions € dans ce nouveau projet. L’idée majeure étant d’offrir « davantage de débouchés à nos employés en insertion ».
Des employés ayant connu des parcours de vie difficiles, émaillés par l’alcool et la drogue, et qui trouvent au sein de l’ADLCA une seconde chance, une  seconde vie : « Un de nos salariés a été embauché récemment comme serveur au Bois Gourmand à Champagnole » communique l’ADLCA.
Un bel exemple de résilience qui inspirera peut-être les 7 à 8 employés actuellement en insertion ; quelques uns les rejoindront dans la future extension avec beaucoup de cordes professionnelles à leur arc (serveur, plongeur, veilleur de nuit, cuisinier, femme de chambre, etc.).

Un bâtiment doté d’un éco-label…avec de nombreux garages

L’immeuble tout en hauteur (3 étages), sera surmonté par un toit terrasse abritant un espace détente couvert (jacuzzi, sauna, hammam), et un solarium avec transats. « Nous avons acheté le terrain à la ville de Lons, et nous conserverons 31 garages sur les 50 existants. Ces garages fermés intéressent beaucoup les commerciaux, les touristes, les motards » assure Denis Lamard, car leur véhicule et son contenu est ainsi en sécurité. Les travaux qui devaient commencer en 2019 ont pris du retard en raison des fouilles archéologiques diligentées par la DRAC : huit sépultures pré-gauloises ont été exhumées, ainsi que les vestiges d’habitations proto-historiques sur pilotis qui se dressaient il y a plus de 4.000 ans au bord de la Vallière (aujourd’hui couverte par l’avenue de la Marseillaise). Après de nouveaux retards liés aux confinements, les fondations seront coulées d’ici janvier. Suivront le gros œuvre de janvier à juin, puis le second œuvre de juin à décembre, avec une ouverture espérée pour « Noël 2021 ».

Contact : www.adlca.fr/ 03 84 48 17 21