Jura. Lons-le-Saunier. Hôpital de Lons : ce qui va changer en 2020

Dialyse, psychiatrie, urologie, blocs opératoires : Guillaume Ducolomb, directeur de la Communauté hospitalière (CHT) Jura sud, a annoncé de nombreuses nouveautés à partir des mois à venir.

282
Le Dr Pascale Couzon présidente de la Commission médicale d'établissement (CME), Guillaume Ducolomb (à sa d.) et Jacques Pélissard devant le futur bâtiment Seguin dédié aux soins.

Davantage de moyens

6,5 millions €. C’est la “rallonge” déjà accordée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) à la communauté hospitalière Jura sud. Une bonne nouvelle pour Guillaume Ducolomb qui l’explique par la confiance retrouvée de l’ARS, et qui table sur environ 7 millions de plus à venir. Une manne providentielle (car l’hôpital reste endetté à hauteur d’environ 10 millions € -un chiffre stable-), mais encore théorique puisqu’elle dépendra de la répartition des 10 milliards € promis par Agnès Buzin pour reprendre une partie du déficit des hôpitaux publics.

Un bâtiment entier consacré aux soins

Premier objectif pour le directeur : « mettre les différentes activités au bon endroit ». Selon lui en effet, une des raisons de ce déficit tenait à « une faible densité de lits » et à une ventilation des services peu opérationnelle. Le bâtiment Seguin (faisant face à la maternité) sera donc entièrement transformé en bâtiment de soins, avec 2 étages consacrés à un centre de dialyse, 1 étage pour l’addictologie (sous la houlette de l’ADLCA basée à Bletterans), et 1 étage pour le centre anti-douleur (lire encadré).

Deux nouveaux blocs opératoires dédiés au privé

Outre les deux blocs existants réservés à l’hôpital public, un plateau chirurgical commun avec la Clinique du Jura (après de longues négociations) créerait 2 nouveaux blocs « dédiés à la chirurgie ambulatoire, avec des spécialistes pouvant venir de Besançon, Dijon ou encore Lyon ». Une opération espérée dans les 24 mois.

Conforter les spécialités existantes

L’année 2020 sera aussi consacrée à conforter les spécialités de l’hôpital : à savoir gynécologie, orthopédie, chirurgie viscérale et chirurgie urologique. Pour cette dernière, le directeur souhaite « recruter deux urologue de plus, afin d’atteindre une équipe de 4 à 5 spécialistes ».

Au final, 10 à 12 millions € d’argent public ou privé devraient en tout être injectés dans l’hôpital de Lons.

De nouveaux services médicaux

30-35 lits de psychiatrie (Dole Saint-Ylie continuant à assurer les urgences) seraient ouverts d’ici l’hiver 2021 au 2e et 3e étage de l’EHPAD « En Chaudon » grâce aux 1,6 million € environ investis par la clinique Val Dracy (Saône et Loire). Le centre de dialyse conduit avec le groupe Santélys devrait être une bouffée d’oxygène pour les patients contraints d’aller jusque là à Bourg, Dole, ou Saint-Claude. Il comprendra 8 à 12 lits, les travaux devraient commencer ce printemps et s’achever dans 12 ou 14 mois.

L’hôpital en chiffres

46.000 passages aux urgences
27.000 hospitalisations
5.000 actes chirurgicaux