Hausse de l’électricité : stop ou encore ?

La privatisation de l’énergie hydraulique, en question...

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Des ouvrages payés par les contribuables français!
Des ouvrages payés par les contribuables français!

C’est fait, ce qui était prévu et annoncé a eu lieu.
Les tarifs régulés d’EDF ont bondi de 5,9% le 1er juin, après la pause octroyée cet hiver à la demande du gouvernement pour calmer la fronde des Gilets Jaunes. Malgré l’opposition du gendarme de la concurrence (CRE), et de plusieurs associations de consommateurs, 28 millions de clients ont reçu une note plutôt salée, car l’augmentation représente environ 85 euros supplémentaires par an dont 56% des Français environ n’étaient pas au courant (sondage mené par LeLynx.fr datant du 3 juin). Et les tarifs réglementés d’EDF ont de nouveau augmenté d’environ 1.23% le 1er août, soit en tout de 7.13% en raison des coûts dit-on, liés au transport de l’électricité.
Une nouvelle augmentation qui risque à nouveau de remettre le feu début septembre chez les gilets jaunes…

Pourquoi ces hausses ?

Selon la CRE, elles doivent opérer, la mise à niveau par EDF du parc nucléaire qui vise une haute qualité de protection, le développement des énergies vertes et la régulation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité d’ERDF. L’augmentation du prix des tarifs réglementés de l’électricité est nous dit-on “nécessaire pour permettre une juste concurrence sur le marché de l’énergie”.
Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2007, EDF fait face à des concurrents de plus en plus nombreux qui souvent ne produisent rien, mais proposent des tarifs moins chers que les tarifs réglementés. Ces nouveaux fournisseurs, s’ils ne produisent pas leur énergie, achètent le plus souvent leur électricité sur le marché de gros. Or dernièrement, les cours ont flambé en raison de la hausse des quotas carbone. C’est pourquoi, les fournisseurs alternatifs ne pouvant pas concurrencer EDF avec un tarif réglementé trop bas, ont obtenu du Conseil d’État un rétablissement de prix ne lésant ni les distributeurs, ni les groupes alternatifs. Le but est d’amortir pour tous les participants, les coûts de production et la montée générale des cours de l’électricité, et ceci au détriment du consommateur.
Alors question récurrente, toujours sans réponse : qu’en sera-t-il des 150 ouvrages hydrauliques français, dont Vouglans à l’horizon 2020/22 au renouvellement des concessions à EDF, devant être privatisées à la demande de la Commission Européenne ?
Affaire à suivre…