Jura. Grozon : Gérard Boudier a choisi de ne pas se représenter

Maire depuis 2002 suite à la démission de René Courtois dont il était le premier adjoint, il s’est vite pris au jeu, il s’est même passionné. « L’important dans cette fonction est d’avoir envie de s’occuper des problèmes des autres et souvent même oublier sa famille ». Rencontre.

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Gérard Boudier, maire pour quelques semaines encore.

Gérard Boudier, votre décision est-elle irrévocable ?
Absolument, je ne serai présent sur aucune liste. Ce qui aurait pu m’inciter à rester c’est vraiment que l’on respecte les maires et qu’on ne les casse pas comme cela a été fait. Et puis qu’on leur donne un peu de pouvoir par rapport aux incivilités que l’on subit sans pouvoir agir. D’autre part dans les mesures que prend le gouvernement on ne voit pas où est notre place…

En 18 ans vous avez vu évoluer la fonction de maire. Qu’en pensez-vous ?
Le pouvoir du maire en 2002 était plus important qu’actuellement. Le transfert des compétences à la communauté de communes nous a fait perdre du pouvoir. Grosse déception aussi de voir que l’objectif d’une communauté de communes qui était de mutualiser tous les moyens n’a pas été tenu. Seules les dépenses des bourgs-centres ont été mutualisées. Si le maire est juste là pour faire les inaugurations, les commémorations ou s’occuper des chiens errants… cela ne présente plus aucun intérêt.

Votre bilan à la fin de ce troisième mandat ?
Parmi les réalisations importantes je citerai l’assainissement, la réfection des toitures des bâtiments publics, puis la rénovation et le réaménagement de la salle des fêtes. Je voulais aussi accompagner toutes les associations communales (6 actuellement) qui font un bien fou dans les milieux ruraux. Un autre projet me tenait également à cœur : créer une MARPA (Maison d’Accueil Rurale pour les Personnes âgées) mais Poligny nous a un peu coupé l’herbe sous le pied et nous ne pouvions plus espérer de subventions.