Grands mots… Grands remèdes…

Une année de malheur

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Gérard Bouvier.

2020 est une année maléfique. Cherchons des porte-bonheurs. Heureusement nous n’en manquons pas !

En préambule, promettons de mettre le pied gauche dedans. C’est la bonne entrée en matière. Nos places municipales, de la Libération ou de la Liberté n’en manquent pas. Néanmoins, un effort canin fichtrement défécatoire sera bienvenu pour mettre le stock à niveau. Et au caniveau.

Et aussi croisons les doigts : en télétravail, cette œuvre de la main est une manœuvre indétectable.

Chez nos voisins anglais (pour quelques jours encore) c’est le gland qui porte bonheur. Reconnaissons-le, nous n’en manquons pas.

Noël arrive et les polonais vont manger des carpes. Conserver une écaille, dans son gousset, son pilulier ou son baise-en-ville, porte bonheur. C’est national et certifié. La protection dure un an sauf obsolescence programmée par le mauvais œil.

En Inde, l’amulette c’est l’éléphant. Beaucoup moins portatif, mais il existe des versions light pour les studios, mobil-homes et garçonnières.

Aux États-Unis, pays de cow-boys, c’est le fer à cheval qui porte chance et -qui sait- permettra d’échapper aux aléas d’un vote démocratique.

Les chinois ont le Jin-Chan, crapaud porte-bonheur. Comme le muguet. Mais qui coasse et ne sent rien. Ou parfois la rainette.

Le gri-gri ghanéen porte chance et arrête les commérages, bonus appréciable. Il devrait décorer nos tables familiales.

Quelques tripotages génétiques d’ex-fans de Meccano® permettraient d’obtenir des champs de trèfles à 4 feuilles à Bakou ou dans nos plaines betteravières de Beauce ravagées par les régimes sans sucre, la stévia et la saccharine. Nous pourrions les visiter dans des norias d’autocars bondés.

Oui je sais. Mais je cherche…