Grands mots… Grands remèdes…

Libres expressions en période COVID

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ll était tiré à quatre épingles. Sur son 31, fier comme un pou. Un peu collet monté mais on lui aurait donné le Bon Dieu sans confession. Je lui lance à brûle-pourpoint :
– Je reviens du test. On était à la queue leu leu à faire le pied de grue comme des moutons de Panurge. Il tombait des cordes, j’ai préféré regagner mes pénates, trempé comme une soupe… Alors ! C’est pour quand ce vaccin ?
– C’est le miroir aux alouettes, il me répond. Je ne veux pas être oiseau de mauvais augure, mais on n’est pas près de trouver le pot aux roses.
– Je ne vais pas monter sur mes grands chevaux, je lui réponds, mais vous nous faites tourner en bourrique. Je sens qu’on va être les dindons de la farce.
Il me balance : – Ce vaccin, sans vouloir jouer les Cassandre, c’est remis aux calendes grecques ! C’est un travail de bénédictin et pour l’instant on fait chou blanc.
J’en restai comme deux ronds de flan.

– Alors il va falloir prendre le taureau par les cornes et en quatrième vitesse parce qu’on commence à devenir chèvre. Pourtant celui qui tirera son épingle du jeu ne va pas toucher trois francs six sous, il va toucher le pactole, payé rubis sur l’ongle. Nous on restera fauché comme les blés mais lui se retrouvera riche comme Crésus !
– Arrêtez de pleurer la michotte ! C’est du pipeau le vaccin fin 2020. Mais vous préférez faire la politique de l’autruche même quand la ficelle est un peu grosse et que c’est cousu de fil blanc !

Je commence à me faire de la bile. J’ai le trouillomètre à zéro : s’il faut attendre cent sept ans avec des remèdes de bonnes femmes ça va finir entre quatre planches, six pieds sous terre à sucer les pissenlits par la racine.

Je vais dire une prière à Saint-Foulcamp…