Grands Mots… Grands Remèdes…

Ça va finir par refroidir

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Dans cette rubrique, attachée aux Grands Mots, arrêtons-nous sur quelques déclarations venues enguirlander les discours de nos grands hommes.

Le comique accidentel agace l’humoriste. C’est si difficile besogne de désopiler son prochain que la bourde imprévue qui vous éclate de rire en pleine face fait des jaloux.

Les tâcherons de la rigolade qui produisent leur texte quotidien calibré et à heure fixe pour les chaines radios ont tout lieu d’être envieux de tous ceux qui sans l’avoir voulu les surpassent.

Être drôle à l’insu de son plein gré n’est pas un métier ni une infirmité, c’est un pied de nez du bon sens.

Il y a des spécialistes : Nadine Morano, Raymond Barre, Donald Trump…

« Ça va finir par refroidir, vous verrez », prophétise le président américain en supervisant les incendies de septembre en Californie. Certes ! Et d’ailleurs n’est-ce pas -blague à part- l’issue aussi pour chacun d’entre nous.

« Que d’eau ! que d’eau ! » pataugeait Mac Mahon le 24 juin 1875 devant la crue dévastatrice de la Garonne Et le préfet lui répondit : « Et encore Monsieur le Président vous n’en voyez que le dessus ! ». C’est qu’en haut lieu, les bourdes comme souvent les pieds marchent par deux et en grandes pompes.

« On a une recrudescence de violence… par exemple le vol des portables à l’arraché. Ça n’existait pas avant que les portables existent » s’indigne Nadine Morano en 2014.

« La meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler » planifiait Raymond Barre en 1989.

« Le Centre n’a pas la vocation d’être la roue de secours du Titanic » confirmait Hervé Morin en 2014.

L’argent ne fait pas le bonheur. Le sage ajoute : mais il y contribue !
De même le ridicule ne tue pas, mais il y contribue.