Grands mots… Grands remèdes…

Un sauveur incompris

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C’est l’Histoire d’un Grand Médecin qui a mis au point un Traitement pour sauver des millions de ses contemporains de la plus effroyable et meurtrière des maladies.
Et, contre toute attente, ce Sauveur de l’humanité ne fut pas compris.
Son protocole faisait merveille. Ses publications répétaient à l’envi l’ampleur de ses succès.
En ayant su, par sa Science, vaincre la mort il devint vite l’idole, le demi-dieu de toute une population résolue à mourir le moins possible grâce à ses bons soins. Les politiques de droite le portait au pinacle. Les médias TV lui consacrèrent jusqu’à 36% de leurs prime-time et tous les journaux publièrent en moyenne 100 articles chacun sur ses travaux.
Et que faisaient les scientifiques ?

Ils boudaient… Ils trouvaient à redire, les scientifiques ! Ils prétendaient que les preuves ne prouvaient rien. Et pendant que la mort avançait inexorablement leur seule stratégie était de reculer en lui laissant le champ libre. Coupable distanciation.
La science réclamait des preuves et quand notre Sauveur donnait ses probantes statistiques, ils mégotaient sur la méthodologie de ses publications comme si la mort était la cousine germaine de la méthodologie.
Dans chacune des publications de cet Immense Savant ils trouvaient un biais. Sous la pression de l’opinion publique et des pétitionnaires, le gouvernement réticent vacilla quelques semaines mais il tint bon.
Et, naturellement, ce fut ce massacre qui dure encore aujourd’hui.

C’était le Professeur Luigi Di Bella, de Modène en Italie, à la fin des années 90. Il venait d’obtenir 100% de guérisons du cancer avec un mélange d’hormones à sa façon.