Grands mots… Grands remèdes…

Noyer le poisson

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Je souhaitais commencer l’année avec une belle expression comme cette rubrique vous y a habitué !
Je ne me faisais pas de bile : les expressions c’est mon cheval de bataille. Ça devait être réglé en deux coups de cuiller à pot, en deux temps trois mouvements. J’en ai treize à la douzaine des expressions, à la queue leu leu et je savais pouvoir tirer mon épingle du jeu mais croyez-moi si vous pouvez, je suis resté comme deux ronds de flan à tourner en bourrique tel un âne bâté et malgré un travail de bénédictin.
Alea jacta est, me disais-je ! J’ouvre la boite de Pandore et ça va être Byzance. Ça va tomber comme à Gravelotte, pas besoin d’attendre cent sept ans. Je n’aurais qu’à suivre le fil d’Ariane… Mais c’est ici que les Athéniens s’atteignirent !
Peau de balle. J’ai fait chou-blanc. Muet comme une carpe avec une araignée dans le plafond. Aurais-je mis la charrue avant les bœufs ? J’étais dans le coaltar et aux cents coups : il me fallait remettre ma rubrique aux calendes grecques. La gueule enfarinée me voilà le dindon de la farce !
Et d’expression point !
J’ai tourné sept fois ma langue dans ma bouche, mais j’ai donné ma langue au chat. Il faut appeler un chat un chat et je n’irais pas par quatre chemins : je me suis retrouvé à peigner la girafe ! Certes, ça n’est pas la mort du petit cheval et je n’en ferai pas tout un fromage même si je suis passé à deux doigts de devenir chèvre.
Et d’expression point !
Je vous le donne en mille : elles m’ont posé un lapin ! Voilà la mouche du coche, Grosjean comme devant… Aurais-je tué la poule aux œufs d’or ?
Ne vous faites pas de mauvais sang. Je vais bien reprendre du poil de la bête !