Grands mots… Grands remèdes…

Chirurgie esthétique

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En début de semaine, j’avais lu que les internes en médecine qui choisissent leurs stages en fonction de leur classement à l’examen national avaient accordé leur deuxième priorité à la chirurgie esthétique. La médecine générale était loin derrière, trente-septième sur 44. J’avais trouvé l’information navrante et je l’avais aussitôt oubliée.

Elle m’est revenue en mémoire quand on a enfin failli retrouver Xavier Dupont de Ligonnès. Les télés en boucle nous montraient le gardé à vue qui -après une chirurgie esthétique de haut vol- ressemblait à l’original comme une balle de ping-pong à une tringle à rideau. Au point que même ses propres voisins voyaient une différence.

J’imaginais les dessous de table pour en arriver à une telle perfection dans la méconnaissance faciale… Je me disais en voyant les pubs de Teddy Riner qu’on m’avait encore berné et qu’il n’était probablement rien d’autre qu’un David Pujadas décalqué et reconstruit avec méthode, persévérance et boyaux de chats.

La chirurgie esthétique a beaucoup progressé. Ça fait envie. Il m’arrive de me demander en me regardant le matin dans la glace si je ne serais pas tout aussi sexy en Kim Kardashian. Mais le montant du devis me fait encore hésiter.

Aussi je vais en rester là. Et si vous trouvez qu’il y a dans la photo en haut à gauche de cette rubrique un portrait qui pourrait bien être Nadine Morano retouchée en Georges Marchais (paix à son âme), n’en croyez pas un mot ! C’est moi tout craché. Tout simplement.

Dernière minute : la balle de ping-pong finalement n’était pas la tringle à rideau. Ses voisins n’avaient pas tort, mais naturellement ils restent sous surveillance.