Grands mots, grands remèdes…

Les Bourses du Travail

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Vous l’aurez lu comme moi !
La Cour d’Appel de Paris vient de qualifier en accident du travail le décès survenu chez un employé de l’entreprise TSO, au cours d’un rapport sexuel pendant les heures de travail avec « une parfaite inconnue ». Le cœur a lâché pendant la besogne de cette « relation adultérine » … Trop de cœur à l’ouvrage ou peut-être la peur de l’inconnue ?
La Cour d’Appel défend ceux qui font la cour à la pelle et nous dit qu’ils ne sont pas « hors de la sphère de l’autorité de l’employeur ». Dont acte !

L’histoire est crue. J’ai cru ne pas le croire. Mais si !

Nous voilà soulagés : la qualification en accident du travail réconforte la victime et sa famille en ouvrant l’accès aux indemnités de la Sécu.
Mais voilà que je suis inquiet pour les juges. Ont-ils pris la mesure des conséquences de leur jugement ?
L’employeur doit dans les métiers exposés fournir des attributs de protection : casque, chaussures de sécurité, masque et lunettes.
Un casque ! Deux souliers ! Mais combien de préservatifs ? Et qui décide du nombre ? « Une parfaite inconnue » ? L’employé ? L’employeur ? Un responsable syndical élu du syndicat majoritaire ? Le médecin du travail ?

En cas d’échec de la mise sous protection ou si sa conception capote qui assure les frais d’éducation de cet enfant procréé pendant les heures ouvrables. Sa mère toute seule ? Trop injuste ! Au secours Madame Schiappa ! L’employeur ? Ou bien une cagnotte syndicale ? Ou le comité d’entreprise ?

Face aux mauvais coucheurs l’amélioration de la législation sur le travail est bien délicate à missionner.
Et elle est raide à soutenir la position du missionnaire !