Grands mots… Grands remèdes…

C’est çui qui dit qui y est ? 

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L’adolescence est un moment tourmenté où la maturation psychique et hormonale peut s’avérer une étape difficile. Œstrogènes et testostérone cherchent leur équilibre d’adulte et souvent les garçons présentent un gonflement des glandes mammaires transitoire. De même beaucoup d’adolescentes à la puberté découvrent avec effroi une poussée éphémère de leur pilosité sur les seins ou le visage.
C’est la période aussi où les tentations homosexuelles sont fréquentes et normales.
Les années passent et le plus souvent cette période d’ambivalence ne laissera qu’un souvenir amusé.
Mais chez certains c’est la panique ! La terreur d’être un homo s’installe. Que ça se devine, que ça se voit, que ça se sache. Allez expliquer que ça n’est pas si grave dans notre société dominée par l’exclusion !
Ce moment de flottement peut devenir une grosse vague, parfois un tsunami. Sauve qui peut ! La situation est ingérable. Si violente qu’elle peut laisser une cicatrice indélébile. Cette terreur refoulée n’est pas bonne conseillère.
Une solution pour faire taire cette panique c’est de partir en guerre ouverte et la plus visible possible contre les homos. Pousser des cris, faire des banderoles, de préférence là où l’on est protégé par le nombre : dans les stades. Ou attaquer à plusieurs dans les rues sombres.
C’est le moyen -croit-on- de se prouver à soi-même et aussi au monde entier, « qu’on n’en est pas »
Hélas, tant de violence pour si peu c’est surtout la preuve qu’on souffre cruellement de n’avoir pas résolu sa propre appartenance de genre.
On doit s’interroger : pourquoi les homos et pas les jockeys, les rappeurs ou les cruciverbistes.
C’est quoi ton problème ?