Grands mots… Grands remèdes…

Et mois et mois et mois…

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Septembre : c’est la rentrée. Je ne vous apprends rien et vous vous dites que c’est mal parti pour le retour de cette rubrique.

Septembre, son nom l’indique, est le septième mois de l’année. Octobre, huitième ; novembre, neuvième et décembre dixième. Difficile de réclamer un treizième mois à la fin du dixième. Les romains l’avaient remarqué. Ils décidèrent d’ajouter deux mois : juillet en l’honneur de Jules César et août en l’honneur de l’empereur Auguste. C’était aussi une façon de faire plaisir comme nous aurions fait un mois de Zidane et de Mbappé ou un mois de Hollande et de Macron. On ajouta ces mois en été pour éviter aux frileux les mois où ça meule. On n’imaginait pas à l’époque les affres de la canicule.

L’année romaine commençait en mars, Dieu de la Guerre. Mois de la mailloche, des épistaxis, des tambournées et des doses d’Arnica 9 CH.

Mais le compte n’y était pas ! Autant commencer l’année deux mois plus tôt pour en finir au plus vite. On ajouta janvier, mois du Dieu Janus, dieu à deux têtes, l’une tournée vers l’année écoulée et l’autre vers l’année s’écoulant. Février dérangeait un peu. On l’écourta à 28 jours sauf les années bissextiles.

Mais le soleil avait pris de l’avance et Pâques menaçait de tomber bientôt à la Trinité. Grégoire XIII répugnait de passer à la postérité comme le pape ayant laissé se perpétrer cette avanie.

Il fallut laisser un blanc du 4 octobre 1582 jusqu’au 15 octobre pour rattraper le coup. Sainte Thérèse d’Avila en fit les frais. Décédée ce 4 octobre-là, elle n’eut pas de vraie date de décès ce qui ne l’empêcha pas d’être canonisée, à juste titre, en 1622.

Quel merdier ce calendrier ! Et il nous faut faire avec jusqu’aux prochaines vacances !