Grands mots… Grands remèdes…

A propos des taxes

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Les français sont accablés de taxes et il n’est pas étonnant que les statistiques révèlent la dégringolade de la générosité publique.
Et le désarroi s’accroit avec le recueil de l’impôt à la source. Mais nous avons de la ressource…
Pour preuve la résurgence des cagnottes réservées jusque-là aux joueurs de belote coinchée ou de rami mais qui désormais fleurissent aux seize coins d’Internet.
La cagnotte est la fille illégitime du téléthon et de la tire-lire. J’en profite pour rappeler que « tire-lire » n’est pas tiré de l’italien ancien désignant une « poterie porciforme fendue sur le dessus et destinée à soutirer des lires » mais bien du refrain d’une chanson du Moyen-Âge attestée dès le XIIIème siècle. Peu importe, seul le résultat compte…
La cagnotte, du provençal « cagnoto » : petite cuve utilisée pour la vendange, permet par le moyen très simple d’un prélèvement que l’on s’inflige à soi-même d’exercer sa générosité renaissante aussi bien auprès de ceux qui donnent qu’auprès de ceux qui reçoivent. Des coups.
Cette auto-taxe, à ne pas confondre avec les taxes sur les autos, ne donne pas droit à un crédit d’impôt ce qui garantit l’altruisme du don qui, sans cela, pourrait paraitre suspect. La somme recueillie est ensuite distribuée directement là où c’est nécessaire en toute transparence. Du moins pour celui qui la perçoit.
En somme, la cagnotte c’est tout bénéfice à la différence de la taxe insoutenable, au point que nul ne prendrait le risque de mourir écrasé en la soutenant.
Il est des crises qui conduisent aussi sec à des solutions sans débattre ni se débattre et dont chacun peut tirer profit rapidement.

Gérard Bouvier