Grands mots… Grands remèdes…

En Mai, fais ce qu’il te plait !

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Mai nous vient de Maia, fille de Faunus et femme de Vulcain. On ignore si Maia avait une taille de guêpe mais elle était la mère d’Hermès dieu de l’Olympe et du CAC 40 réunis.

Hermès en fils bien élevé, devait gâter sa Maia pour la fête des Mères et même les dimanches ordinaires et la couvrant de sacs, foulards, parfums pour femmes et autres maroquineries de sa façon. Toujours de première main et jamais contrefaites. On imagine que Maia n’était sûre pas la fille toute mal gônée avec de vieux devantis tout déniapés à trainer sa gaine dans l’Olympe.

Vulcain, son époux, est le dieu des forges et des forgerons. Il ronfle mais on ne lui en veut pas. C’est un dieu romain très ancien, antérieur même à Jupiter, préséance qui, de vous à moi, n’est pas très polie.

Maia est aussi une étoile des Pléiades dans la constellation du Taureau. Les Pléiades évoquent pour beaucoup sept follasses qui dansent une sorte de branle des montagnes, seins nus, ceintes d’étoffes transparentes où elles manquent de s’entrouper à tout moment. Mais en réalité augmentée les Pléiades sont un amas ouvert d’étoiles.

Ce sont sept sœurs et Maia est l’ainée.

Elles étaient les comparses virginales d’Artémis mais Orion, ce vieux cochon, les pourchassa à toutes fins utiles pendant cinq ans. C’était avant le me too. Heureusement Zeus eut le bon goût de les transformer en colombes sinon je vous mets ma main à couper qu’elles y passaient.

A leur mort il eut l’idée saugrenue mais efficace de les envoyer dans les cieux où elles sont toujours et où vous pourrez les rencontrer de septembre à mars, sans rendez-vous. Du côté d’Aldébaran.

Ce qui ne vous avance guère…