Grands mots… Grands remèdes…

Hilarant

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Gérard Bouvier.

Barbara Pompili, notre Ministre de la Transition écologique propose un débat sur la légalisation du cannabis puisque « notre politique de répression pour lutter contre les trafics de drogues ne marche pas depuis des dizaines d’années ».
Palsambleu ! C’est un fait et donc l’idée s’impose. Car l’on ne saurait bourrer dans le dos « une politique qui ne marche pas ». Ni même lui botter le cul.
Légaliser les délits, exactions et forfaitures quand nous ne savons les éradiquer montreraient à notre jeunesse que la politique consiste -aussi ! – à négocier ou à nous soumettre si les difficultés nous dépassent.

Le 13 avril 1946, Marthe Richard obtenait la fermeture des maisons closes. Du coup, ce fut aussitôt la fin de la prostitution et du proxénétisme. Et aujourd’hui personne ne saurait dire -ni même dessiner- ce qu’évoquent ces mots d’un autre temps.
Il en sera de même du cannabis quand la légalisation provoquera la fermeture des points de deal.

Grâce au ciel, les trafiquants qui tiennent 800 têtes de réseaux avec 100 000 dealers de rues pour un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros ne se tourneront pas vers la cocaïne ou l’ecstasy. Car ils savent que çà n’est pas bon pour la santé et ils craignent comme le diable les rigueurs de nos lois répressives.

Les dealers qui souhaiteront rester à l’abri de tout travail à forte pénibilité trouveront d’autres occupations : le sudoku, la belote coinchée, la quille comtoise… On les verra dans les quartiers, à la nuit tombante, jouer à la marelle ou à saute-moutons.
Parmi les guetteurs adolescents, les plus résolus se tourneront vers des professions respectables : maçon, cosmonaute, acrobate ou sage-femme.

Et pour ceux qui seraient dépités par ce renoncement de l’État, il restera le gaz hilarant.