Grands Mots… Grands Remèdes…

Quantique

0
126
Gérard Bouvier.

J’ai repris l’étude de la mécanique quantique qui explique les lois de la physique dans l’infiniment petit. C’est important : l’évolution du cosmos, le transistor, l’IRM, le laser, les centrales nucléaires et l’ordinateur où je rédige cette rubrique, découlent de ces lois. Mais je vous le dis tout net : je n’y comprends goutte. On me dit qu’un même électron peut être en plusieurs endroits à la fois, qu’il peut aller à 1 000 km/s et en même temps à 3 000 km/s. Qu’il décrit une orbite autour de son proton et qu’à un instant donné il est sur tous les points de cette orbite à la fois. Bien différent de la Lune qui est là juste en face. Ça s’appelle le principe de superposition. Cette idée est brutale ! (On dit plutôt « contre-intuitive »). Mais puisque tous les plus grands scientifiques sont d’accord, je dis comme eux…

Si l’on veut mesurer la vitesse de cet électron, on trouvera parfois 1 000 km/s., parfois 3 000. Le résultat est imprévisible : c’est le hasard qui impose sa loi. Einstein lui-même n’y croyait pas : Dieu ne joue pas aux dés ! Niels Bohr lui répondit : Mais qui êtes-vous pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ?

La physique quantique nous montre aussi que si l’on propulse un électron unique sur un obstacle qui comporte deux fentes, l’électron traversera l’obstacle par les deux fentes à la fois.

Ces étrangetés n’en sont pas pour ceux qui connaissent les lois de l’infiniment petit.

Les autres -dont je suis- doivent se les approprier et faire confiance aux grands découvreurs de notre temps. Bien des prix Nobel les séparent de mon savoir insignifiant et de mes pauvres intuitions.

Je le sais : je dois me contenter de mon niveau de connaissance et pour le reste faire confiance à ceux qui savent.

Vaccinons-nous.