Grand musée, conservatoire : les espoirs de Jean-Philippe Huelin

A l’issue de ses 6 années de mandat consacrées à la culture, que ce soit à la ville de Lons ou à Ecla, Jean-Philippe Huelin a pris l’initiative de rendre compte de son action. Ce qui a aussi permis d'évoquer ses espoirs...

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"Je serai présent sur une liste" en 2020 a officialisé Jean-Philippe Huelin, conseiller municipal de Lons entre autres.

10 % : c’est la part de la culture dans les dépenses de fonctionnement et d’investissement de la ville de Lons. Une part qui représente même 14% des dépenses d’Ecla : souvent parent pauvre des politiques territoriales, la culture a donc toute sa place sur le territoire. A commencer par le projet de grand musée, qui constituera son ambition principale pour les années à venir : « Je serai candidat sur une liste » a déclaré le conseiller délégué aux projets culturels, ne faisant pas mystère de son soutien à une liste défendant le projet d’un musée à rayonnement régional dans l’actuel Hôtel-Dieu. Même si la liste Christophe Bois-Sophie Oblinski pourrait répondre à ce critère, il a déclaré : « Lons a besoin d’un grand maire, j’attendrai qu’il soit à la hauteur de ce projet, qui existera encore lorsque nous serons poussière ». Par ricochet, l’aménagement de l’Hôtel de Balay devra à nouveau attendre : « On en peut pas avoir deux projets en même temps » pour des raisons financières, « j’ai donc suggéré à Jacques Pélissard de le mettre en parenthèse ».

« J’ai été choqué par la vétusté des locaux du conservatoire »

« Si le musée des Beaux Arts déménage dans 5 ans à l’hôtel-Dieu, ses locaux pourraient accueillir le centre d’art contemporain » prévu à l’origine dans l’hôtel de Balay. Mais quid finalement du devenir de celui-ci ? Jean-Philippe Huelin n’a pas dévoilé l’idée qui lui tient à cœur, mais la proximité avec la médiathèque des Cordeliers inciterait sans conteste à jouer la synergie, et miser qui sait sur des salles d’exposition de dont elle est actuellement dépourvue. Autre poids lourd de la culture : le conservatoire, qui a fait couler beaucoup d’encre…à tort selon le vice-président d’Ecla chargé des politiques culturelles.  Jean-Philippe Huelin a dénoncé « une polémique qui n’a ni queue ni tête » (à propos de sa prétendue perte d’agrément) ourdie par certains élus dans le but de « le dézinguer par des coups politiques ou médiatiques ». Selon lui, la vénérable institution ne se porte pas si mal : il lui manque un véritable projet d’établissement pour se projeter dans de nouveaux locaux, qui trancheraient avec ceux vétustes, qui l’avaient « choqué » lors de ses premières visites. Le conservatoire représentant 1,2 million €/an au budget d’Ecla, tout comme la médiathèque, il a demandé que les conditions de travail soient à terme aussi bonnes chez l’une que chez l’autre.