Gilets jaunes : des vœux sous tension

Des gilets jaunes sont suspectés d'avoir perturbé les vœux de Danielle Brulebois, députée du Jura, et de Philippe Gricourt, maire de Chilly-le-Vignoble.

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La salle avait déjà été préparée et décorée pour recevoir la cérémonie.

Pas de vœux : c’est la solution radicale qu’a été contrainte de retenir Danielle Brulebois, députée du Jura le 9 janvier. Par un communiqué, celle-ci a expliqué : « Dans le contexte actuel et suite aux informations alarmantes qui m’ont été communiquées, j’ai pris la décision d’annuler la cérémonie des vœux prévue le 10 janvier à Montmorot pour les élus, les corps de l’Etat et les forces vives de la circonscription ».
L’élue a ajouté : « Je ne veux pas exposer la salle des fêtes de Montmorot qui m’était prêtée, à d’éventuels actes de vandalisme comme cela a été le cas plusieurs fois sur ma permanence ». Une déclaration qui a d’ailleurs été suivie dès le lendemain (10 janvier) d’un nouvel assaut contre sa permanence lédonienne située au 45 Avenue Jean Jaurès : des sapins de Noël ont été dressés contre la porte, tandis que de multiples affiches l’ont entourée dans le style : « Le gouvernement n’écoute pas le peuple » ou « LREM La Répression En Marche ».
La députée a affirmé de pas avoir agi sur demande du préfet, mais que Richard Vignon « l’a seulement informée des importants moyens qu’il jugeait nécessaire de mettre en place pour sécuriser ma cérémonie au regard du contexte ».

Une situation exceptionnelle pour Danielle Brulebois.

Mêmes actions coup de poing à la salle des fêtes de Chilly le Vignoble, toujours le 10 janvier : la cérémonie des voeux s’est déroulée le 11 janvier dans une salle taguée d’inscriptions rouges « Gilets jaunes », tandis que du liquide allume-feu était par ailleurs répandu sur du bois. Le maire Philippe Gricourt a même reçu dans sa boite à lettres personnelle un message clair : « Annule tes vœux », mais les a maintenus après avoir pris l’attache de la gendarmerie.