Germaine Oudot, une vie dédiée à sa commune

Née le 15 mai 1952 à Mont-sous-Vaudrey, Germaine Oudot dite « la Maimaine » est un réel disque dur sur l’histoire de son village natal. Véritable passionnée par le patrimoine, elle est souvent l’instigatrice de projets permettant d’animer sa localité. Depuis quelques semaines, elle enchaîne les présentations sur son livre Mont-sous-Vaudrey autrefois (1879-1990).

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Germaine Oudot au salon du livre de Chamblay le 20 octobre dernier.

Une enfance tournée vers l’histoire

Issue d’une vieille famille de cultivateurs installée à Mont-sous-Vaudrey depuis le XVIe siècle, Germaine Oudot fut notamment élevée par les multiples histoires racontées par son père et une de ses tantes. Bientôt, ces histoires firent un pont avec l’histoire.

« Je me suis toujours intéressée à l’histoire de mon village » souligne la retraitée avant d’ajouter : « quand j’étais enfant, j’allais discuter avec des personnes âgées, c’est dans mes racines ». Cherchant infatigablement à transmettre ses connaissances, la sexagénaire est aujourd’hui engagée dans l’animation de sa commune.

Une bénévole engagée

En 1992, Germaine Oudot devint bénévole dans diverses associations du Val d’Amour. Rapidement, son implication à l’ADAVAL, au journal Le Canard sur la Loue ou encore en tant que secrétaire des Radeliers de la Loue, lui permit de se faire remarquer. « Mon engagement associatif a fait que, quand il y a eu la création de la médiathèque, les élus ont pensé à moi. Au départ, c’était pour un poste de remplacement mais j’ai fini par rester » précise la Monière.

Parallèlement à ce métier débutant en 2005, Germaine Oudot s’engagea pour la sauvegarde du patrimoine de Mont-sous-Vaudrey, village ayant notamment enfanté un président de la République française. En 2002, lorsque l’ancien déporté Hubert Fraizier décéda, elle interpella son fils, le maire Bernard Fraizier, afin de créer une commission patrimoine au sein de la commune. Avec plusieurs collecteurs, Germaine Oudot partit à l’assaut du temps en recueillant les témoignages des anciens.

De cette commission découla, en 2004, l’association Amaous, en hommage à une peuplade venue notamment s’installer sur l’actuel territoire de Mont-sous-Vaudrey à l’époque antique. En effet, en cette année, « les bouilleurs de cru » voulurent donner de l’argent à cette commission. Alors, l’association naquit.

De cette association découla le projet du bicentenaire de la naissance de Jules Grévy. L’association Grévy 2007 fut alors créée pour l’occasion. Au moment de la construction de l’Espace Biot et de la nouvelle mairie, une salle dédiée au patrimoine fut installée. Depuis, Germaine Oudot propose gratuitement des visites du village.

Germaine Oudot lors d’une déambulation culturelle dans Mont-sous-Vaudrey en août 2018.

Une auteure philanthrope

En 2005, elle fut embauchée à la communauté de communes du Val d’Amour. Œuvrant pour la mise en route de la médiathèque, Germaine Oudot s’occupa notamment de l’heure du conte, des bébés lecteurs et de l’accueil scolaire. En 2013, elle prit une retraite bien méritée. Son engagement bénévole grandit alors.

En 2019, cette mère de trois enfants et grand-mère de six petits-enfants rédigea l’ouvrage Mont-sous-Vaudrey autrefois (1879-1990). S’appuyant sur son premier livre, Gens de chez nous publié en 2005, cette parution est une conclusion à deux décennies d’engagement actif pour l’histoire de Mont-sous-Vaudrey.

« Mont-sous-Vaudrey autrefois (1879-1990) est un aboutissement » explique l’auteure avant de poursuivre : « L’histoire, c’est vivant. À un instant t, on fait ça, mais ça ne m’empêchera pas de continuer de collecter des choses si on me les donne ».

L’engagement de cette républicaine philanthrope pour l’histoire ne risque pas de s’achever avec cette publication.