Gens du voyage : « ils passeront »

Gens du voyage et écoles ont constitué -entre autres- le menu éclectique du conseil municipal de Champagnole le 19 septembre. Morceaux choisis.

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Les élus ont eu l'heureuse surprise de trouver davantage d'élèves dans plusieurs écoles.

Jean-Louis Duprez, conseiller de la minorité, a fait part du ras le bol de tout un quartier, aux abords du stade Socié : « bris de clôtures, nuisances sonores, branchements sauvages, détritus, déjections, etc. » prolifèrent chaque été au rythme des arrivées des gens du voyage. « Faut-il couper l’eau, l’électricité ? Poser des enrochements ou des fils barbelés ? » a-t-il demandé à Guy Saillard.
Comme tous les maires du Jura et de Navarre, celui-ci s’est déclaré impuissant : « Ils sont inarrêtables, ils trouvent toujours le moyen d’entrer s’ils l’ont décidé « .
La faute à la loi et surtout à son application : les arrêtés d’expulsion doivent être individuels (nominatifs et non collectifs) a expliqué le maire, et il faut environ 10 jours à la préfecture pour les prendre. Trop tard puisque selon lui « les caravanes restent sur le stade du dimanche au dimanche suivant ». Et à qui facturer les dégâts ? « Les plaintes vont au panier » a affirmé Guy Saillard désabusé. Malgré le ras le bol et le sentiment d’injustice qui monte, on n’a pas fini de voir le stade Socié envahi…

Rentrée scolaire : que de bonnes surprises !

Des dizaines d’écoliers inattendus ont fait leur apparition depuis la fin de l’été dans les écoles champagnolaises : par exemple 16 à l’école Hubert Reeves, ou 18 à l’école du Boulevard. Des arrivées « très surprenantes » pour Pascal Grenier, adjoint en charge des affaires scolaires. « Le groupe scolaire du Boulevard pourrait accueillir environ 140 élèves au 1er octobre » a-t-il annoncé. Une belle nouvelle et une grande satisfaction après des années de tendance baissière…mais qui pose question. Revers de la médaille en effet, des classes de maternelle surchargées (28 à 30 enfants) au Boulevard, et la nécessité de « pousser les murs » à Reeves, en transformant une des deux salles d’accueil périscolaire en une petite salle de classe. Un enseignant est arrivé, mais Pascal Grenier espère davantage de moyens humains pour accompagner cette embellie générale (+ 14 écoliers aussi à Jules Ferry).