Jura. Champagnole. Gendarmerie : moins de cambriolages

Le bilan 2019 dressé par la brigade territoriale autonome (BTA) de gendarmerie de Champagnole incite plutôt à l’optimisme…hormis pour les violences familiales.

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Les gendarmes ont dressé un bilan encourageant aux élus locaux.

788, soit environ 2 par jour : c’est le nombre d’interventions réalisées par de la brigade de gendarmerie champagnolaise l’an dernier. Un chiffre stable (+ 0,51 %) par rapport à 2018, qui prouve que la situation est sous contrôle. Première bonne nouvelle pour les cambriolages : contrairement à d’autres secteurs, ils ont baissé sensiblement (- 4,76 %). L’adjudant chef Pirat relativise toutefois ces chiffres, car quelques razzias de bandes organisées suffisent à générer 10 faits en seulement 2 nuits (comme cela s’est produit début 2020). Il rappelle également que « les cambriolages se déroulent souvent en moins de 5 ou 10 minutes » : si vous apercevez une personne suspecte rôdant dans le voisinage, n’hésitez pas à composer le 17, rappelle-t-il. Les jours les plus courts (novembre à janvier) ont favorisé une recrudescence de brigandage entre 17 et 19h, « lorsque les gens ne sont pas encore rentrés à leur domicile » constate-t-il. Pour dissuader les malfrats, « on montre beaucoup de bleu quand cela commence à cambrioler » explique le patron des gendarmes, qui n’hésite pas à demander au procureur de la République des autorisations d’ouvrir le coffre des véhicules contrôlés.

Violences conjugales : « on aurait eu des morts »

Une vague de vols à la roulotte est aussi à déplorer à Champagnole pendant la période de fêtes (décembre 2019), dans des quartiers non couverts par la vidéo-protection : une dizaine de faits, souvent dus à la négligence (sac à main visible dans une voiture par exemple). Une vidéo-protection qui pourrait donc déplacer la délinquance…
Faut-il y voir un effet avec la médiatisation extrême des féminicides et autres violences faites aux femmes ? De nombreux cas de violences sur conjoints (ou intrafamiliales) ont été recensés en 2019 selon l’adjudant chef Pirat : « une dizaine depuis mon arrivée en février. Si on n’avait pas traité en urgence l’été dernier, on aurait eu des morts » confie-t-il. Une manière de souligner la réactivité et l’efficacité de la brigade constituée de 17 gendarmes (un chiffre stable, les effectifs étant au complet), et du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Mais aussi « le bon appui et le bon soutien de la police municipale ». Enfin, du côté des routes, si aucun mort n’a été à déplorer l’an dernier, un peu plus de blessés ont été recensés malgré des opérations « coups de poing ».

Un bilan 2019 encourageant

788 interventions (dont 529 le jour). 445 crimes et délits (- 5,10 %).