Du nouveau pour la Gaule lédonienne

La Sonnette et le Besançon passeront pour partie en 2e catégorie, et le Savignard en réserve de pêche intégrale.

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Une ouverture assez réussie sur la Seille pour les petits comme les grands.

Comme d’autres AAPPMA (associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques), la Gaule lédonienne doit faire face à d’importants défis : une chute des débits moyens conjuguée au réchauffement des cours d’eau met à mal la population de salmonidés, truite fario en tête. Lors de son assemblée générale qui a eu lieu le 1er mars à Lons, les techniciens de la fédération de pêche ont présenté un tableau assez sombre de la situation. Selon Adrien Lavigne et Quentin Ducreux, la truite se concentre désormais surtout sur les têtes de bassin : par exemple la Glantine, la Gizia, la Seille de Baume et certains affluents. Des ruisseaux comme celui de Vaux ou de Fontaine Chambon recèlent en effet encore d’impressionnantes quantités de reproducteurs et de juvéniles. De quoi repeupler la Seille puisqu’ils sont classés en réserve intégrale.

Trop de pompages dans la Seille ?

Il n’en est hélas pas de même pour la Sonnette et le Besançon à l’aval de la RD 1083 : « ces cours d’eau sont très dégradés, je propose de les passer de la 1e à la 2e catégorie sur ces secteurs » a expliqué Thierry Buatois, président de la Gaule lédonienne. But du jeu : « pouvoir y pêcher l’écrevisse signal toute l’année », et limiter la prolifération de cette espèce invasive. La demande sera soumise aux autorités compétentes pour l’année 2020. Autre décision actée par l’assemblée générale : « passer le Savignard en réserve sur la totalité de son cours » en 2020, car le ruisseau possède un fort potentiel pour la reproduction naturelle des truites. Selon un des adhérents, la Seille parfois à sec l’été pâtit de pompages excessifs, liés entre autres à une urbanisation croissante et à la présence d’industries (à Domblans par exemple). Environ 1500 kg de truites arc en ciel ont été déversés pour l’ouverture sur les nombreux lots de la société de pêche : de quoi réjouir les 1150 adhérents à l’année recensés en 2018.