Galette de rois : imitée mais jamais égalée

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La galette de 75 cm de diamètre a été confectionnée par les apprentis du CFA de Gevingey.

Richard Vignon, préfet du Jura a confié son goût de la vraie boulangerie lors de la traditionnelle cérémonie de la galette des rois le 23 février en préfecture. Entre les cuiseurs de pâte et les vrais boulangers, « il n’y a pas photo » a t-il confié.
« Les yeux fermés, je sais d’où vient le pain », un pain qui en plus d’être un des symboles de la France à l’étranger reste une fierté nationale… quelque peu mise à mal. En cause, le déferlement des boulangeries-pâtisseries industrielles, mais aussi des points de cuisson. Sous une apparence assez semblable, on en trouve pour tous les goûts et tous les prix : de quoi déboussoler les clients a expliqué Stéphane Bourgeois, président de la fédération des boulangers-pâtissiers du jura. « Les clients ne savent plus qui a raison ou tort » a-t-il ajouté.

Que le (bon) goût l’emporte

« Souhaitons que le goût l’emporte ! » lui a répondu Richard Vignon. Un goût qui provient pour une vraie galette « d’ingrédients de qualité (beurre et poudres d’amande) » et de beaucoup de travail (2 jours en moyenne) a rappelé Stéphane Bourgeois, qui s’est aussi ému de la mauvaise passe traversée par des confrères. En raison des mouvements des gilets jaunes, il a dépeint au préfet  « certaines entreprises qui ont souffert », et qui pour maintenir leurs emplois auraient bien besoin d’un coup de pouce de l’état. Richard Vignon a rappelé qu’une cellule départementale regroupant plusieurs organismes (services de l’état, Urssaf, etc.) pouvait être saisie pour adoucir leur situation (reports de charges, autorisations de chômage partiel, etc.).
Enfin, il a mis en garde les boulangeries-pâtisseries du Jura qui ne respecteraient pas son arrêté de 2018 : un jour de fermeture hebdomadaire (pas forcément le dimanche) est obligatoire, sous peine de sanctions financières.