Fusion des communautés de communes : les élus répondent

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Les conseillers municipaux devront se prononcer sur ce projet de fusion avant le mois de septembre.

Dans notre édition du 6 mai dernier, nous faisions part du mécontentement de certains citoyens sur le projet de fusion des quatre communautés de communes, Pays des Lacs, Petite Montagne, Jurasud et Région d’Orgelet.
Dans un communiqué, les élus du Bureau de la Communauté de communes du Pays des Lacs ont souhaité répondre sur ce projet sur lequel ils affirment travailler depuis 2015. “Nous avons choisi ce rapprochement car aucune de nos 4 communautés de communautés ne souhaitaient être absorbées par une ECPI comprenant une grosse agglomération centrale. Un autre choix a été retenu, celui de créer un modèle innovant, rural et équilibré autour de 4 pôles équivalents, dans lequel toutes les communes pourront s’identifier“. Arguant des similitudes entre les territoires par leur surface, leur population et leurs bourg-centre, et de leur complémentarité de leurs activités, les élus sont persuadés d’une cohérence territoriale qui pourrait se faire autour d’une forte identité agricole, d’un tissu artisanal diversifié, d’une industrie de pointe, d’un tourisme de qualité.

“Les communes auront toujours leur rôle de proximité et leur identité

Pour cette nouvelle communauté de communes, il y aura bien sûr un siège social situé dans l’un des 4 bâtiments actuels, mais la volonté des élus est que les 4 entités perdurent avec des services au plus près de la population. Les communes auront toujours leur rôle de proximité et leur identité“.
Les élus expliquent également qu’aujourd’hui, la communauté de communes du pays des Lacs bénéficie d’un régime dérogatoire, lui permettant de rester sous le seuil des 5000 habitants, mais que ce régime peut être mis en cause à tout moment, et qu’il pénalise le territoire financièrement.
Nous assumons nos responsabilités. Il appartiendra aux futurs conseillers municipaux et communautaires de finaliser ce projet. Il faudra encore 2 années pour déterminer les compétences optionnelles et facultatives de la future communauté de communes“.
A noter que la décision finale sera prise par les conseils municipaux qui devront se prononcer avant le mois de septembre 2019, et qu’une majorité qualifiée devra être réunie pour que la fusion se fasse au 1er janvier 2020.