Faut-il sauver la vallée de la Vallière ou des quartiers de Lons ?

Le dernier conseil municipal de Lons-Le-Saunier a définitivement écarté de nouvelles constructions sur les quartiers Pérosey-Rochettes, tant qu’une sortie vers le rond point de Perrigny n’est pas garantie.

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Si la sortie vers le rond point de Perrigny disparait, toute la circulation se concentrerait sous le (petit) pont Mazier.

Les débats nourris portant sur la desserte des quartiers Pérosey-Rochettes ont rebondi de nouveau lors du conseil municipal du 24 juin, devant une douzaine d’habitants venus s’enquérir de leur future desserte. Face au projet du conseil départemental de créer une voie descendante pour les camions dans le « toboggan » de Montaigu, et à la suppression concomitante de la sortie vers le rond point de Perrigny, Cyrille Bréro, conseiller départemental, est monté au créneau :
« Sauver la vallée de la Vallière (du trafic des poids lourds N.D.L.R.), oui. Mais pas au détriment de quartiers de Lons ».
« On n’a pas été bons sur ce dossier » a-t-il reconnu à propos de la modification du plan local d’urbanisme (PLU) afférente : faute d’information, les habitants  ont cru qu’ « on allait tout bétonner », et ont même eu la perspective d’être piégés dans un quartier transformé en « cul de sac ».
Dans l’incertitude liée au maintien d’une sortie vers le rond point de Perrigny, Jacques Pélissard a réaffirmé qu’il « était hors de question d’enclaver ces quartiers…/…et que la zone devait en attendant rester régie par le PLU actuel », sans autoriser donc de nouvelles constructions. Le conseil municipal a voté une modification du PLU sur les 4 autres zones proposées, incluant le quartier de la gare, ce qui ouvrira la voie à la création du pôle d’échanges multimodal (PEM) devant la gare SNCF.

Le “tourne à gauche” pour accéder au nouveau Mac Donald’s rétrécit la rocade de 4 voies à 2 voies.

Le nouveau Mac Donald’s indigeste

A peine ouvert (le 25 juin), l’imposant et nouveau restaurant Mac Donald’s situé à un jet de pierre de la gare SNCF alimente déjà la grogne. Pas de ses premiers clients, mais des automobilistes déplorant le rétrécissement de la rocade (de 4 voies à 2 voies) pour permettre son accès via un « tourne à gauche » (dans le sens Besançon-Lyon). Thierry Gaffiot, élu de la minorité s’est dit vigilant quant aux plâtres à essuyer sur les flux de véhicules, mais Jacques Pélissard a rappelé que le futur giratoire qui sera construit au pont de Macornay permettrait en principe sa disparition.

L’Hôtel Dieu fuit-il ?

C’est la question qui a été posée par Richard Fichet, conseiller municipal, à propos du bâtiment destiné à devenir le futur grand musée archéologique et des beaux arts de Lons. « Quel est le coût de remise en état, hors d’eau, hors d’air ? » a-t-il demandé, pointant le budget « très approximatif » prévu pour ce projet fort ambitieux.
Jacques Pélissard a répondu que « la toiture était en bon état et avait été reprise, il n’y a pas de tuiles manquantes ». Seul bémol selon lui : « Le clocheton qui penche un peu ». L’opposition a aussi émis des doutes par la voix de Claude Borcard, pour demander « Qu’adviendrait-il de ce bâtiment si le projet ne se fait pas ? » (puisque de nombreuses étapes restent à franchir au cours des années à venir pour valider sa réalisation).
Jacques Pélissard a répondu que de multiples usages alternatifs pourraient être envisagés (appartements, hôtel, etc.), cautionné par Daniel Bourgeois, premier adjoint qui a affirmé : « L’Hôtel Dieu se vendrait bien à un privé ».
Avant toute chose, il reste à déménager la pharmacie de l’hôpital, qui occupe encore le 1er étage de l’Hôtel-Dieu. Une pharmacie pointée du doigt dans un rapport officiel pour sa vétusté, mais dont on ignore encore où et comment la reconstruire.