Fabien Mick : « Chez moi, photo et pixels sont liés »

L’artiste champagnolais fait partie des sept exposants permanents de la Galerie 2023, 14, rue des Salines, à Lons-le-Saunier. Ses toiles valent le détour…

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« Il y a très peu de temps que je me considère comme un artiste », introduit Fabien Mick. Le Champagnolais a commencé à utiliser un pochoir classique début 2000, « sans aucune pensée de carrière d’artiste. On s’amusait avec des graffeurs locaux en Moselle. » Fabien Mick créait alors des petits logos. Il les découpait et les reproduisait sur les murs.

Arrivé dans le Jura pour le travail – Fabien Mick est décolleteur -, grâce aux échanges avec d’autres artistes, l’homme a pris la dimension de ce qu’était l’art et de ses capacités. « J’ai commencé à faire du pixel en 2008-2009 parce qu’on m’avait encore demandé un portrait et j’en avais marre, se souvient-il. Je lui ai donc pixellisé les yeux pour ne pas qu’on le reconnaisse. » Fabien Mick s’est rendu compte que l’idée lui offrait « pas mal de possibilités » du fait d’une découpe simple.

Il compose carré par carré

L’artiste découpe uniquement le carré. Il a décidé de se concentrer sur la nature, ce qu’il y avait autour de lui. « J’ai pris conscience en arrivant dans le Jura que la nature est belle, qu’il y a des beaux paysages. » Fabien Mick travaille pixel par pixel à la bombe. Il ne peut pas revenir en arrière ! Il crée à partir de photos que son épouse ou lui ont pris lors de leurs balades. « Je vais dans le contresens du photographe qui chasse la pixellisation, s’amuse-t-il. Chez moi, photo et pixels sont liés. »

Sa plus grande œuvre mesure 1 m 50 par un 1 m. L’hiver, il ne peut que dessiner donc il compose en moyenne trois toiles par an. Fabien Mick fonctionne par séries. Cet été, il entend s’inspirer d’un lac et de son environnement. « J’ai déjà travaillé sur les arbres seuls essentiellement. » Lors d’une exposition à Gray, il avait eu l’occasion de s’intéresser aux vaches…