Exposition Courbet au Musée de l’Abbaye à Saint-Claude

L’École de la Nature en cinquante tableaux...

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Valérie Pugin Directrice du Musée explique certains aspects d'un tableau.
Gustave Courbet. Le Chasseur allemand. 1859
Valérie Pugin Directrice du Musée donne quelques explications sur le tableau “Marine en Normandie”. 1873.

Courbet est un artiste puissant et complexe…
Restée en «Gare d’Orsay», non «l’Origine du Monde» n’est pas à Saint-Claude, et pourtant son auteur y sera célébré au Musée de l’Abbaye, dès que les restrictions sanitaires s’adouciront de nouveau le 7 janvier, jusqu’au début du printemps.
Oui le peintre franc-comtois le plus célèbre au monde, ce cher Gustave Courbet est ainsi mis à l’honneur dans toute sa dimension d’écoute et d’observation de la nature, par l’équipe sur-motivée du Musée.
Chef de file du courant réaliste, caractérisé en quelques mots par une quête du réel, à opposer aux outrances romantiques, ce peintre du 19ème ne laisse pas indifférent en  provoquant le scandale chez ses contemporains. Revendiquant son autodidactisme et son terroir, car natif de la cité rurale d’Ornans dans le Doubs, Courbet était un amoureux des forces de la nature et des femmes.
Ce n’est pas l’amoureux de la gente féminine, que Valérie Pugin la directrice du Musée de l’Abbaye et son équipe mettent en avant dans cette saga picturale, mais plutôt l’amoureux des forces de la nature et de son terroir.

Randonneur, promeneur, chasseur, peintre…

L’exposition présente au visiteur «l’École de la Nature», dont le républicain Courbet Maître d’Ornans, a fait sienne, en défendant ardemment le réalisme qu’il incarnait, et en explorant les thèmes naturalistes qui lui étaient chers.
Sur les trois niveaux du lumineux Musée de l’Abbaye, le visiteur traversera plusieurs sections de l’œuvre du peintre, «l’école de la Nature» avec des tableaux de jeunesse, «les sources et cascades» sur un thème de l’eau omniprésent chez lui,  «les représentations animalières» dont de fameuses scènes de chasse, «la minéralité des paysages» observée par l’artiste de manière méticuleuse, et «les suiveurs» ou amis et assistants de Courbet, pour répondre à de nombreuses commandes…
Tout l’art réside dans l’éclairage de cette rétrospective.