Explorez Sellières aux richesses multiples

Pierre Bouley est passionné par sa commune. Ponctuellement, il partage ses connaissances avec des curieux.

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Pierre Bouley a raconté les histoires du jeu de quilles en or, du village de fous...

A l’occasion du week-end pascal, Pierre Bouley, passionné par le patrimoine local, a organisé une visite guidée sur le sentier des vieilles pierres de Sellières. L’occasion de découvrir la commune sous un autre jour.

Le départ était prévu du clocher, là où Pierre Bouley a lancé le musée des salières, fort de 3 200 exemplaires à ce jour. « Le clocher date de 1423. Il fait 35 mètres de haut », a-t-il présenté à la vingtaine de participants.

92 escaliers ont ensuite été empruntés – la montée des Frères – pour rejoindre la colline, située à 234 mètres d’altitude. L’occasion de surplomber le clocher, mais aussi le monastère des Cordeliers, qui a accueilli jusqu’à 40 moines.

Rue du Château, il ne reste que les remparts. Le groupe a cheminé ensuite rue Basse du Château, où se trouvaient les maisons de défense. « Sellières dénombrait onze tours et trois portes », a expliqué Pierre Bouley, avant de présenter la porte de Poligny, permettant de rejoindre Dole. Le village a également accueilli jusqu’à seize exploitations de roches.

De retour dans le centre du village, rue Jeannet, les curieux ont découvert une borne cavalière. Auparavant, beaucoup d’estaminets étaient ouverts dans cette rue et des bornes avaient été installées pour que les clients puissent attacher leurs chevaux.

Le coiffeur a fait fortune

Le kiosque à musique, dans le parc du Souvenir, à quelques mètres, a été offert par Monsieur Pierrot, un coiffeur de Sellières, qui a fait fortune en Argentine. Comme éleveur de bétail, commerçant ?, on ne sait pas… La salle paroissiale est en train d’être démontée. Au printemps, un chantier démarrera pour construire une salle des fêtes. Son parking est créé actuellement de l’autre côté de la rivière. La passerelle sera démolie et remplacée par une nouvelle, aux normes.

L’église mérite particulièrement le détour. A l’intérieur, 57 plaques commémoratives en céramique portent les noms de combattants décédés. Elles sont fixées sur les murs, en-dessous des stations du chemin de croix. Ces plaques ont été réalisées par Georges-Max Claudet entre 1920 et 1925. Par arrêté préfectoral du 25 novembre 2011, elles ont obtenu leur inscription au titre des Monuments historiques.

En face de la maison de caractère, au 20, rue des Deux-Ponts, une voie alors très commerçante, se trouvait l’Hôtel-Dieu. Un pont-levis existait à cette époque. Plus bas, l’actuelle mairie a abrité des élèves et avant eux, jusqu’à 36 cavaliers lorsque le bâtiment servait de gîte d’étape.

La cellule de Claudius

Rue des Remparts, une île avec des petits jardins retient l’attention des visiteurs. Ceux-ci apprécient également la halle aux grains, qui accueille désormais la médiathèque. « L’ancien monastère a été vendu en lots », explique Pierre Bouley, alors que la visite touche à sa fin. Dernière belle découverte, une cellule qui conserve des écritures. Sont-elles le fruit de moines, de prisonniers ou de malades ? Le mystère reste entier…

Pratique. Puces ce dimanche 5 mai à Sellières. Entrées et emplacements gratuits. Resto buvette. Réservations et renseignements au petit musée de salières au 06 77 51 16 57 ou 06 33 25 17 17 ou musee.salieres@yahoo.com

Le musée est ouvert jusqu’à la fin de l’été, tous les jours, de 10 h à 18 h, gratuitement et en confiance (autrement dit sans accueil physique).

 

Lors d’une prochaine visite, il sera peut-être possible de monter au clocher.