[Exclusif] Un traitement dans le Jura contre le coronavirus ?

Eric Loupiac, médecin urgentiste à Lons-Le-Saunier, affirme qu’un médicament déjà existant serait bel et bien efficace pour enrayer l’épidémie. Un réel espoir.

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De 'vieux' médicaments permettraient de venir à bout du Covid-19.

« Il faut reprendre le protocole du professeur Raoult » : pour le docteur Eric Loupiac, il ne fait pas de doute que le médecin l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection a trouvé et confirmé un remède au coronavirus Covid-19.
Dans une vidéo publiée le 16 mars, le professeur Raoult montre que les premiers patients traités à la chloroquine sont en voie de guérison en seulement six jours grâce à l’association de Plaquenil et d’Azithromycin.
Des résultats obtenus en reprenant les travaux d’équipes chinoises, et qui semblent avoir fait leurs preuves. Alors que les chercheurs chinois sont reconnus pour leur compétence, la France et l’Europe ne semblent pas tenir compte, cherchant une solution qui existe peut-être déjà…
“Le fait d’ignorer ce qu’ont dit les Chinois sur la chloroquine est délirant. Ce sont eux qui avaient les malades pour expérimenter, pas nous” a ainsi interpellé le professeur Raoult dans une interview à ‘Marianne’.Quoi qu’il en soit une partie de la communauté scientifique, qui avait décrié la première annonce du professeur Raoult en février, semble réservée du fait de possibles interactions médicamenteuses ou effets secondaires sur des malades en réanimation.
Et aussi qu’il mette en ligne des vidéos au lieu de suivre le long et tortueux protocole scientifique habituel. Des formalités dont ne s’embarrasse pas Donald Trump, qui a déclaré le 19 mars : “Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement” aux U.S.A.

« Qu’est ce qu’on attend ? Va-t-on rester les bras croisés ? »

De son côté Eric Loupiac interpelle : « Qu’est ce qu’on attend ? Va-t-on rester les bras croisés ? », rappelant qu’à l’heure actuelle les malades avérés ne bénéficient d’aucun traitement.
« Je souhaite mettre en place ce protocole à l’hôpital de Lons-Le-Saunier » a-t-il affirmé, même si cela nécessiterait le passage par un essai clinique.
Olivier Véran, ministre de la santé, a pour sa part qualifié ces essais de “prometteurs”, mais la chloroquine ne fait pour l’instant pas partie des quatre traitements étudiés dans le cadre de l’essai clinique européen qui vient d’être lancé par le consortium REACTing (comprenant 3 200 patients, dont 800 en France).
Un “oubli” de taille, qui sera peut-être réparé. Heureusement, des essais cliniques plus larges auront lieu selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye -entre autres à Lille et à Paris (Pitié Salpétrière)- et selon le laboratoire Sanofi, qui commercialise le Plaquenil et est prêt à en faire don gratuitement.
Dimanche dernier, cinq malades Covid-19 étaient pris en charge au centre hospitalier de Lons selon Eric Loupiac, un chiffre qui pourrait doubler tous les trois jours selon les experts.