Encore un nouveau gestionnaire pour la ferme du Sillon Comtois….

Après plus de 10 ans de tourmente, émaillés d’enquêtes pénales et de soupçons de maltraitance entre autres, le feuilleton continue : un nouveau gestionnaire l’Ages-Adapei prend le relais de la fondation OVE.

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Le splendide bâtiment a connu bien des turpitudes....

Quand ça ne veut pas… Les années suivent, les directeurs et les gestionnaires passent, mais la Ferme du Sillon Comtois, seul foyer d’hébergement pour autistes du Jura perdure dans un marasme éprouvant, à la fois pour le personnel et les résidents. Dernier épisode en date d’un feuilleton qui dure depuis plus de 10 ans, la cessation d’activité de la fondation OVE, décrétée le 2 novembre par l’autorité de tutelle, à savoir l’Agence Régionale de Santé (ARS Bourgogne Franche-Comté) et le président du conseil départemental du Jura,  Clément Pernot.
En septembre 2018, c’est pourtant armée de bonne volonté  qu’OVE avait relevé le challenge, avant de devoir céder la main en août 2019 à un administrateur provisoire, nommé suite à une inspection défavorable.
Ce dernier a été témoin à sa prise de fonction d’une « désorganisation générale de nature à compromettre la santé, la sécurité et la qualité de la prise en charge des résidents, une méconnaissance des spécificités et des particularités de l’établissement et du public accueilli » entre autres. Sans compter des présomptions d’exercice illégal de la médecine, de sédations ou de mise à l’isolement injustifiées, etc.

Onze directeurs en onze ans…

Face à ce désaveu et à une administration provisoire qu’elle estime ‘à charge’, la fondation OVE va porter l’affaire devant le tribunal administratif afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté signant sa révocation.
Ce qui en attendant n’empêche pas une autre association d’avoir pris le relais le 6 décembre : l’Ages-Adapei, une association née en 1962, basée à Dijon et gérant plusieurs établissements socio-éducatifs en Cote d’Or. Une nouvelle page s’ouvre donc pour la Ferme du Sillon. Après des licenciements, une enquête pénale sur le décès d’un résident en 2014, une autre enquête sur un résident portant des stigmates de maltraitance en juillet 2016, une jeune femme retrouvée avec 25 hématomes en janvier 2017, de vives tensions entre certains membres du personnel et certains directeurs, et un terrible turn-over (plus de 10 directeurs en 10 ans et des pics d’intérim parfois proche des 80%), les 30 autistes sévères qui y sont hébergés trouveront-ils enfin la sérénité qui leur est indispensable ?