En Chantrans : 95% de clients satisfaits

La première étude sur la zone commerciale montre toutefois que des enseignes manquent. Le sort de l’ex magasin Mr Bricolage inquiète, tandis que des travaux de rénovation sont lancés autour.

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Les élèves de 2e Bac pro, accompagnés du corps enseignant de Montciel et de commerçants.

Les résultats d’une enquête menée par les 2e de Bac pro commerce du lycée Montciel auprès de 319 clients ont été dévoilés la semaine dernière. Des résultats attendus, puisqu’il s’agit de la première étude de ce genre sur cette zone.

Des travaux cet été


A 30 ans, En Chantrans a atteint l’âge de s’offrir un bain de Jouvence. Dès cet été, 250.000 € de travaux seront réalisés selon Jean-Philippe Guichon : éclairage, accès piétons, trottoirs, etc. Le but étant de proposer une ZC où l’on vient aussi pour flâner, sans intention (originelle) d’achat.

Des parkings adaptés

Avec 95% de clients satisfaits, la zone située à la sortie de Montmorot séduit toujours en raison par exemple des larges places de parking offertes par Hyper U : 90% trouvent qu’il est facile ou très facile de se garer, et 77% qu’il y a assez de places.

De nouvelles enseignes ?

54,17% des commerçants souhaitent renforcer l’offre commerciale en attirant de nouvelles enseignes, telles que Maisons du monde, Grand frais, et de produits bio tandis que les consommateurs souhaiteraient aussi voir arriver Besson, Jennyfer, Pimkie, Decathlon, une enseigne de restauration rapide, etc. Seul hic : « La commune de Montmorot a gelé le PLU » selon Jean-Philippe Guichon, président de l’association des commerçants En Chantrans, et la ZC recèle peu de réserves foncières : où construire de nouveaux magasins ? En parallèle, le sort de l’ex-magasin Mr Bricolage inquiète. Le projet de transfert de Conforama (actuellement face à Géant Casino) semble se heurter à une situation nationale défavorable au groupe. Enfin, Expert passera sous l’enseigne Boulanger fin 2019/début 2020 a révélé son patron, Alexandre Jacquand, avec davantage de produits à la clé.

 Davantage d’animations ?

16,67% des commerçants souhaiteraient développer les animations commerciales (concours,  journées spéciales, jeux, etc.), d’ailleurs 60 % des consommateurs jugent qu’il y en a peu ou pas. Cependant, cela se heurte à des questions budgétaires selon Jean-Philippe Guichon : « Nous avons fait des essais, telle une foire, mais cela coûte très cher –rien de 8.000 à 10.000 € pour la communication-« . Avec un budget annuel d’environ 18.000 €, l’OCL doit donc faire des choix…

 Carte de fidélité : pas partout

Selon les étudiants de Montciel très investis dans l’étude, 65% « seulement » des enseignes proposent une carte. « Une surprise » selon eux, qui s’explique en partie par la législation. « La loi nous interdit de croiser nos fichiers pour instituer une carte de fidélité unique pour la ZC » regrette Jean-Philippe Guichon. Cependant, 67 % des consommateurs estiment que « les prix pratiqués  constitue un point fort de la zone » ; le président Guichon a renchéri a déclarant que « 50% des prix affichés en magasin sont moins chers que sur Internet ».

 Le e-commerce en développement

Les temps changent, et les clients veulent être livrés à domicile estime le président des commerçants. Les 10% de part de marché du e-commerce mettent des milliers de camions et de bateaux en circulation, un paradoxe écologique qu’a souligné au passage Richard Mastalerz, professeur des 2e Bac pro. Le « click and collect » a néanmoins le vent en poupe : au prix d’un travail acharné, Philippe Sauvonnet (La maison de Judith) en tire désormais « 20% de son chiffre d’affaires ». Mais « la logistique, c’est un autre métier » ont reconnu les commerçants : où stocker les produits et les cartons « alors que les loyers coûtent très chers ? Quand préparer les expéditions alors qu’il faut assurer en même temps l’accueil physique des clients ?