Éditorial

La bonne et la mauvaise

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Encore quantité de nouvelles à l’agenda,
Les feuilles et les jours tourbillonnent,
Puis tombent, septembre n’est plus là.

10H30, assis en terrasse, un clocher qui sonne,
J’espère croiser d’autres âmes, heureuses d’exister ici-bas.
Mais même au soleil un matin, rares sont les promeneurs et leurs chiens,
Les écrans remplacent les tableaux, prennent toute la place dans les cerveaux.

Encore trop de nouvelles à suivre à l’agenda,
Trop d’émotions qui déraisonnent,
Qui se déversent sur les réseaux.

Par laquelle devrais-je commencer ? Prenons la meilleure.
Celle qui apporta joie et vie, en début de nuit à Paris.
On l’attendait, il est venu, Lionel Messi.
D’un coup de sa mythique patte gauche, renverser Manchester City.

Oui mais le ballon, c’est futile, tous ces milliards frisent l’indécence.
Le match fini rien ne change, demain demeure très compliqué.
Que faire pour enfin s’extirper, de toutes ces choses qui nous dérangent ?
Car même en la pointant du doigt, nous subissons l’incohérence.

Encore pas mal de faits poubelles à l’agenda.
Trop de modèles qui dysfonctionnent,
Trop de clivages sociétaux.

Poursuivons avec la mauvaise, l’ultime atout, l’arcane majeur.
La solution à tous nos maux, celle dont l’absence sera cruelle.
Je salivais déjà à l’idée d’un débat présidentiel,
Où elle nous aurait décliné les méfaits du patriarcat :

L’injustice des dominations, telle la gazelle victime du lion.
Les théories indigénistes, l’oppression de Cendrillon…
On en aurait dûment soupé des rhétoriques cancel-culture
Faisant fi des réalités et du bon sens de la nature.

Malheureusement Sandrine Rousseau, femme au compagnon « déconstruit »,
Échoue aux portes de la finale de la primaire écolo.
Mauvaise nouvelle, sans aucun doute, cruel drame de la semaine.
Tant nous nous serions amusés et divertis de ses propos.

Je reste en quête de faits concrets à l’agenda,
Le paysage semble atone
Lorsque septembre n’est plus là.